Le Parlement européen a lancé une enquête officielle visant le parti politique « Europe des Nations Souveraines », auquel est affilié Reconquête, le mouvement d’Éric Zemmour. Cette procédure fait suite à des déclarations jugées incompatibles avec les valeurs fondamentales de l’Union européenne.
A l’origine de cette initiative parlementaire, un rapport de l’Autorité des partis politiques européens qui énumère une série de publications des membres de l’ENS.
On y retrouve une publication d’un élu slovaque, comparant un migrant soudanais à un « psychopathe, répugnant et crasseux », mais aussi deux vidéos d’Eric Zemmour, dont une qui évoque le braquage du musée du Louvre, et affirmant que ce vol est un « djihad du quotidien ».
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Les vidéos antimigrants d’Eric Zemmour au cœur du dossier
À la suite du cambriolage spectaculaire de huit bijoux de la Couronne au musée du Louvre, estimés à 88 millions d’euros, Éric Zemmour a immédiatement réagi à l’interpellation de deux suspects originaires de Seine-Saint-Denis. Le chef du parti Reconquête a sauté sur l’occasion pour faire de ce fait divers un enjeu politique, affirmant sur les réseaux sociaux que cette affaire symbolisait la manière dont « l’immigration vole la civilisation française ».
S’appuyant sur le profil des deux suspects (qui tentaient de fuir vers l’Algérie et le Mali), Éric Zemmour a qualifié ce vol d’exemple de « djihad quotidien ». Il a publiquement assimilé l’immigration à une « armée d’occupation » délinquante, mettant en parallèle ce cambriolage avec d’autres affaires criminelles pour dénoncer un « pillage » global visant la France et ses trésors.
Dans ses déclarations, l’homme politique a particulièrement ciblé la communauté algérienne de l’Hexagone en s’exclamant : « Voilà que l’Algérie entre en scène dans le vol au Musée du Louvre ! ».
Voilà que l’Algérie entre en scène dans le vol au Musée du Louvre !
L’immigration nous vole les bijoux de la Couronne. En bref, notre civilisation.
C’est le djihad du quotidien.
Dans l’allégorie, difficile de faire mieux. pic.twitter.com/C6GDHFDjGB
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) October 26, 2025
Vers la fin des subventions européennes ?
L’enquête du Parlement européen vise uniquement le parti politique européen ENS. Elle ne concerne pas le groupe de députés au Parlement, où siègent le parti allemand AfD et l’eurodéputée française Sarah Knafo (Reconquête). Mardi, le Parlement a voté pour demander une vérification stricte : le parti ENS respecte-t-il les valeurs de l’Union européenne, comme la démocratie et les droits humains ?. C’est la toute première fois que l’Europe lance une telle procédure contre un parti politique.
Si l’enquête s’avérait conclusive, l’Europe des Nations Souveraines devra renoncer à des subventions européennes pour ses campagnes électorales ou ses congrès, des aides qui peuvent atteindre deux millions d’euros par an.
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