VIDÉO CHOC. Alger : un imam ciblé par des gangs de quartier juste après son prêche

Quelques heures à peine après avoir consacré son prêche du vendredi à la dénonciation des gangs de quartier et de leurs ravages sur la vie des citoyens, un imam de la commune de Bordj El Kiffan ( Alger ), a été pris pour cible par deux individus armés.
L’affaire, captée en vidéo et massivement relayée sur les réseaux sociaux, a déclenché une réaction immédiate des forces de l’ordre. Résultat : deux multirécidivistes interpellés, six armes blanches saisies, et un dossier transmis à la justice.
Un imam de Bordj El Kiffan ciblé après son prêche contre la criminalité urbaine
C’est un communiqué de la sûreté de la wilaya d’Alger, rendu public mercredi soir, qui a levé le voile sur les circonstances exactes de l’affaire.
Tout part d’une séquence vidéo : on y voit une rixe violente sur la voie publique, avec usage d’armes blanches prohibées, suivie d’une tentative d’agression directement dirigée contre l’imam.
Ce dernier avait, lors de son sermon, pointé du doigt les dangers de la criminalité de rue et ses conséquences sur la sécurité des habitants.
La vidéo a circulé à grande vitesse. Repérée par les services de police judiciaire de la circonscription de Dar El Beïda, elle a immédiatement enclenché une procédure d’enquête intensive, placée sous la supervision du parquet compétent. Les enquêteurs ont travaillé vite.
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Deux suspects aux antécédents judiciaires lourds neutralisés en un temps record
Les investigations ont abouti à l’identification et à l’arrestation des deux mis en cause. Leur profil ne laisse aucune place au doute : ce sont des multirécidivistes aux antécédents judiciaires avérés, soupçonnés d’avoir constitué une bande armée dans le but d’instaurer un climat de peur parmi les riverains.
Six armes blanches prohibées, de types et de dimensions variés, ont été découvertes en leur possession et immédiatement saisies.
Présentés devant la justice à l’issue de leur garde à vue, les deux suspects répondront de leurs actes dans le cadre des procédures pénales en vigueur.
Les charges retenues contre eux sont sérieuses : constitution de bande armée, tentative d’agression et trouble à l’ordre public figurent parmi les éléments du dossier transmis au parquet.
Ce schéma, où une vidéo virale sert de déclencheur à une réaction judiciaire immédiate, est désormais bien rodé en Algérie.
En juin 2026, une agression filmée à Ouargla avait conduit à l’arrestation de quatre suspects en un laps de temps similaire. À Chlef, en juillet 2026, un individu ayant fracassé la vitre d’une femme à l’arme blanche avait lui aussi été interpellé en moins de 48 heures après la diffusion des images.
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La lutte contre les gangs de quartier, une priorité nationale affirmée
L’affaire de Bordj El Kiffan s’inscrit dans un contexte sécuritaire plus large. Cette semaine, un coup de filet spectaculaire à Alger avait permis de démanteler six réseaux criminels et d’interpeller 42 individus, dont plusieurs récidivistes, avec à la clé la saisie de 58 armes blanches, de cocaïne et de centaines de capsules de psychotropes. Une opération qui illustre l’ampleur du phénomène dans la capitale.
Au sommet de l’État, le ton est ferme. Le président Tebboune a réaffirmé fin juillet que l’Algérie menait « une guerre féroce » contre ces réseaux, assurant que les services de sécurité étaient mobilisés avec l’ensemble de leurs moyens.
Le ministre de l’Intérieur avait, pour sa part, présidé début juillet une réunion consacrée à la stratégie nationale de lutte contre les bandes de quartier, insistant sur une approche combinant répression, prévention sociale, action éducative et renforcement du rôle de la famille.








