Et si la prochaine vague de mains-d’œuvre algériennes sortait tout droit des ateliers Fiat ? L’idée n’est plus une simple intention, elle prend forme. En début de semaine, Nacima Arhab, ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, avait reçu Raoui Beji, le PDG de Fiat Algérie, pour donner un coup d’accélérateur à un chantier qui s’annonce déterminant. Avec, en première ligne, la préparation de toute une génération de travailleurs aux métiers de la construction automobile.
Une rencontre axée sur le renforcement de la coopération entre formation professionnelle et industrie automobile
L’industrie automobile algérienne grandit vite, et elle a besoin de bras et de cerveaux formés à la hauteur. C’est exactement ce qui a motivé cet échange entre la ministre et le PDG de Fiat Algérie. Muscler les formations liées au secteur et faire grimper le niveau des compétences nationales. Un communiqué du ministère, relayé par l’APS, situe cette démarche dans le sillage de « la dynamique industrielle que connaît l’Algérie ».
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Concrètement, cela veut dire que la formation doit suivre le rythme de l’industrie, pas l’inverse. Et c’est précisément ce décalage que la ministre et le patron de Fiat Algérie cherchent à combler.
Lancement de programmes de formation spécialisée pour les métiers de la construction automobile
L’annonce qui retient l’attention est le lancement de nouveaux programmes de formation spécialisée, taillés pour les métiers de la construction automobile et calés sur les normes modernes du secteur. L’ambition derrière cette initiative ? Sortir une main-d’œuvre qualifiée, prête à porter le développement de l’industrie mécanique nationale et à booster sa compétitivité.
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Mais la formation théorique ne suffit pas à elle seule. Les deux parties veulent aussi pousser la formation pratique et tisser des liens solides entre les centres de formation professionnelle et les entreprises industrielles. Autrement dit, coller au plus près des besoins réels du marché du travail, loin des cursus hors-sol qui ne mènent à rien.
Un système de formation intégré pour structurer toute la chaîne de valeur automobile
La rencontre a aussi mis en avant l’idée de bâtir un système de formation intégré, capable de couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur de l’industrie automobile, jusqu’au réseau national de sous-traitance.
Concrètement, cela passe par la création de spécialités techniques pointues, pensées pour les petites et moyennes entreprises déjà lancées dans la fabrication de pièces de rechange, mais aussi pour celles qui cherchent encore leur place dans cet écosystème de fabrication et de services industriels connexes. Une manière de tirer toute la filière vers le haut, des grands ateliers jusqu’aux plus petits sous-traitants.
Vers un partenariat stratégique entre les deux secteurs
À la sortie de la réunion, Nacima Arhab et Raoui Beji ont affiché la même feuille de route. Continuer à coordonner leurs efforts pour bâtir un partenariat stratégique solide entre le secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels et Fiat Algérie. Une alliance pensée pour accompagner l’avenir de l’industrie nationale de la construction automobile.
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Enfin, cette rencontre s’ajoute à une série de mouvements qui dessinent, petit à petit, l’avenir de la filière automobile algérienne. Où la formation des compétences locales s’impose désormais comme un pilier incontournable de cette croissance.
