Vers la fin du stress hydrique en Algérie ? Les barrages reprennent des couleurs en ce début 2026

Vers la fin du stress hydrique en Algérie ? Les barrages reprennent des couleurs en ce début 2026
Barrages en Algérie

Grâce aux précipitations soutenues enregistrées depuis décembre dernier, les réserves hydriques nationales affichent une progression rassurante. Un soulagement tant pour le secteur agricole que pour la sécurité en eau potable du pays.

Bien qu’elles surviennent par intermittence, les pluies qui arrosent l’Algérie depuis le mois de décembre s’avèrent d’une importance capitale. Selon les données officielles, le taux de remplissage des barrages a connu une hausse significative en ce début d’année 2026, suite à des épisodes pluvieux de forte intensité.

Net rebond du niveau de remplissage des barrages en Algérie en 2026

Si le renouvellement des nappes phréatiques reste complexe à quantifier en temps réel, la situation en surface est, elle, bien plus visible. Les relevés effectués sur les 81 barrages que compte le pays témoignent d’une dynamique positive.

Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, notamment sur la page officielle de l’Agence Nationale des Barrages et Transferts (ANTB), le constat est sans appel : de nombreuses infrastructures sont arrivées à saturation.

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Plusieurs barrages ont d’ailleurs dû procéder à des lâchers d’eau préventifs pour gérer l’excédent de débit. C’est notamment le cas pour :

  • Le barrage de Mexa (El Tarf).
  • Le barrage de Kissir (Jijel).
  • Le barrage de Oued Taht (Mascara), qui a évacué près de 11 millions de mètres cubes suite aux crues provoquées par des pluies diluviennes.

À ce jour, huit infrastructures, dont les barrages de Seklafa (Laghouat), Bouzegza (Tissemsilt) et celui d’Aïn Témouchent, affichent un taux de remplissage exceptionnel de 100 %.

L’Ouest algérien sous l’influence du cyclone « Harry »

Cette année, les précipitations ont touché l’ensemble du territoire, mais ont été particulièrement violentes dans l’ouest du pays. Le passage de la tempête Harry, mardi et mercredi derniers, a provoqué des inondations majeures dans les wilayas de Relizane et d’Aïn Defla.

La crue de l’Oued El Kébir (alimentant le barrage de Sidi Yaâkoub à Chlef) et celle de l’Oued Mina à Relizane ont certes causé des dégâts matériels et coupé plusieurs axes routiers, mais elles garantissent une ressource inestimable pour les agriculteurs de la région, durement éprouvés par la sécheresse des années précédentes.

Les chiffres confirment cette tendance haussière :

  • Début janvier 2026 : Le taux de remplissage national stagnait à 33,82 %.
  • Mi-janvier 2026 : Il frôle désormais les 38 %, rejoignant ainsi les niveaux records enregistrés à la même période en 2025.

Les experts se montrent optimistes pour les semaines à venir. Selon eux, le maintien des chutes de neige sur les reliefs devrait consolider ces réserves. Contrairement à la pluie, la fonte des neiges assure un apport hydrique progressif et durable vers les barrages et les nappes souterraines, prolongeant ainsi les bénéfices de cette saison hivernale généreuse.

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Le net regain des réserves hydriques marque une rupture avec les années de sécheresse récente et ouvre la voie à une amélioration progressive de la situation hydrique nationale. Toutefois, seule la continuité des apports naturels et une politique de rationalisation de l’eau permettront d’inscrire cette dynamique dans la durée.