Vente des fruits et légumes : Le nettoyage obligatoire entre « officiellement » en vigueur (JO)

Vente des fruits et légumes : Le nettoyage obligatoire entre « officiellement » en vigueur (JO)
APOCE

Six jours après l’entrée en vigueur officielle du décret ministériel interdisant la vente des produits agricoles avec leurs surplus (terre, tiges, feuilles), l’APOCE tire la sonnette d’alarme.

Dans un communiqué publié ce 1er avril 2026, l’organisation dénonce le non-respect d’une loi pourtant censée protéger le portefeuille des citoyens contre la boue, les tiges et les feuilles inutiles qui alourdissent la facture.

Fin du poids superflu : Ce qui change pour votre panier de fruits et légumes

Depuis le 26 mars 2026, la loi est pourtant claire : les fruits et légumes exposés à la vente doivent être débarrassés de tout ce qui pèse inutilement sur la balance. Finies les carottes recouvertes de boue ou les bottes d’oignons surchargées de tiges inutiles.

L’APOCE rappelle que ce décret ministériel conjoint vise trois objectifs majeurs :

  • La transparence commerciale : Lutter contre la fraude sur le poids.
  • L’hygiène : Garantir des produits propres pour la santé publique.
  • La gestion des déchets : Réduire le volume de détritus organiques transportés jusqu’aux foyers.

Pourquoi le décret sur les produits agricoles peine à s’appliquer ?

Malgré l’arsenal juridique, la réalité du marché semble déconnectée des textes officiels, des clichés partagés par le bureau de l’APOCE à Tipaza montrent des étals toujours encombrés de produits « bruts », au mépris total de la nouvelle réglementation.

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Ce manque d’application interpelle les défenseurs des consommateurs. L’APOCE souligne d’ailleurs que cette situation persiste après plus d’un an de sensibilisation — une campagne qui avait pourtant débuté dès octobre 2024, bien avant la publication du décret au Journal Officiel en mars 2025.

Certains articles de ce décret existent depuis 1994, mais sont restés lettre morte pendant 30 ans, précise l’APOCE.

Décret fruits et légumes 2026 : Quelles sanctions pour les commerçants réfractaires ?

La question de l’application réelle sur le terrain reste entière. Sans mécanismes de contrôle rigoureux et sans sanctions dissuasives contre les contrevenants, ce décret risque de rejoindre les archives législatives.

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Les associations de protection des consommateurs appellent désormais à une accélération des inspections pour que le citoyen ne paie plus « le prix de la terre au prix de la pomme de terre ».