Vapocraquage d’éthane,Le projet Sonatrach-Total encore en suspens

Vapocraquage d’éthane,Le projet Sonatrach-Total encore en suspens
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Le projet de construction d’une usine de vapocraquage d’éthane à Arzew, en partenariat entre Sonatrach et le groupe français Total, reste encore en suspens.

Au-delà de son importance financière, étant évalué à plus de 6 milliards de dollars, et de son impact attendu sur le partenariat algéro-français, ce projet reste encore contraint. Les deux parties semblent diverger sur certaines modalités relatives à l’extraction à partir du méthanol. Ainsi, le pétrolier français, favorable au mode d’extraction à Arzew et se prévalant d’études effectuées en ce sens, semble rétif à toute autre proposition.

Quant à Sonatrach, notamment soucieuse de préserver ses intérêts en matière de valorisation du GNL, la possibilité d’extraction à partir de Hassi R’mel avait été évoquée mais a achoppé sur le refus du partenaire français. Or, il s’agira pour les deux parties de s’entendre sur des modalités à même de concrétiser réellement ce projet partenarial, sujet à concertation algéro-française depuis près de deux ans, et à l’approche de la visite du président français François Hollande en Algérie.

Toutefois, le partenariat engagé entre Sonatrach et Total sur le périmètre gazier d’Ahnet, situé dans le sud-ouest de l’Algérie à proximité d’In Salah, s’avère, quant à lui, abouti, sachant que la concrétisation du projet, évalué à hauteur de 2 milliards de dollars, est au stade des dernières retouches, en attendant l’entrée en production définitive de ce gisement d’ici quelques mois.

Outre la valorisation gazière, Sonatrach est engagée résolument dans le développement de la pétrochimie et notamment la production d’urée et d’ammoniac. Dans ce contexte, l’on avance au niveau de la compagnie pétrolière nationale que le projet de production d’engrais, d’une capacité de l’ordre de 2 millions de tonnes d’engrais et ammoniac et lancé en partenariat avec Orascom Industrie à Arzew, devrait être normalement opérationnel d’ici quelques semaines et d’autant que les tests de production donnent des résultats positifs. Par ailleurs, Sonatrach devrait voir sa part augmenter dans l’actionnariat du grand complexe de fertilisants Fertial-Asmidal, détenu en partenariat avec la société espagnole Villar Min qui détient 66% des parts et appelé à produire d’importantes quantités d’engrais et ammoniacs.

Ainsi, un accord de principe a été conclu pour porter les parts de Sonatrach de 34% à 49%, en attendant la finalisation des négociations sur le coût financier de cette transaction. Et cela dans le contexte où les prix de l’ammoniac, peu élevés au moment de la conclusion du partenariat, enregistrent actuellement une flambée à 500 dollars la tonne, outre l’effet valorisant de la disponibilité et du prix du gaz.

C. B.