Si certains partis ont réussi, non sans peine, à finaliser leurs listes dans les délais impartis, d’autres ont éprouvé de véritables difficultés à parachever des listes souvent contestées.
La course aux élections locales ne fait que commencer. Le délai de dépôt des listes et dossiers de candidature pour les élections locales du 29 novembre prochain étant expiré mercredi, les mauvaises surprises sont à attendre.
Les services de l’administration et de la réglementation en charge de l’étude des dossiers des candidats auront du pain sur la planche en passant au crible les dossiers de candidature.
De ce fait, l’administration aura certainement à émettre des réserves sur certaines candidatures ou carrément les invalider, conformément à la réglementation en vigueur. Les partis politiques, notamment les nouvelles formations, ont éprouvé d’énormes difficultés à confectionner les listes de candidature que certaines ont dû bâcler.
Si certains partis ont réussi, non sans peine, à finaliser leurs listes dans les délais impartis, d’autres ont éprouvé de véritables difficultés avec des listes de la discorde. Outre l’écueil du taux de 30% relatif à la représentation des femmes sur les listes pour les Assemblées communales, tel que fixé par la loi organique portant régime électoral de janvier 2012, de nombreux partis étaient obligés de compléter leurs listes par d’illustres inconnus.
Pour ce qui est de la participation et de la présence des partis à travers les municipalités du pays, l’on constate l’intérêt et l’engouement de tous les partis pour cette élection locale. Outre les anciens partis connus sur la scène politique, à l’image du FLN, FFS, RCD, PT et RND, les nouvelles formations semblent également se prêter au «jeu» électoral.
En témoigne la large participation des nouveaux partis dont certains marqueront leur entrée sur la scène politique pour une participation inaugurale aux locales de novembre prochain.
Le challenge n’étant pas de participer, certains partis, ténors de la scène politique, ont élargi leur présence en parvenant à postuler à travers les 15 541 APC et 84 APW. Les petits partis ou ceux nouvellement accrédités, se contentent pour cette première expérience, d’une participation symbolique ne serait-ce que pour prouver leur existence.
A titre d’exemple, l’Alliance de l’Algérie verte a présenté des listes de candidature à travers 47 APW et 12 APC, tandis que le parti de l’actuel ministre de l’Environnement, l e MPA (Mouvement populaire algérien) a présenté 44 listes pour les Assemblées de wilaya et plus de 700 listes pour les APC.
Pour ce nouveau parti existte depuis des années sous le nom de UDR, le défi est relevé en prouvant sa présence à travers la moitié des communes de l’Algérie. Par ailleurs, les préparatifs allaient plutôt bon train en prévision de cette échéance électorale
Malgré les contraintes administratives et le manque de candidates, les partis politique semblent se mobiliser massivement. Ces derniers ont manifesté un engouement particulier pour les prochaines locales. Volet réglementaire, il est à rappeler que le ministre de l’Intérieur a mis certains gardefous.
Dans une déclaration accordée à la presse en marge des réponses du Premier ministre aux interventions des députés sur le plan d’action du gouvernement, Ould Kablia a déclaré que les noms des personnes ayant des problèmes avec la justice seront rayés des listes de candidature. Le ministre Oud Kablia a souligné, en outre, que le choix des candidats compétents incombe aux partis politiques qui ont décidé de participer aux prochaines élections locales.
Notons, enfin, qu’en prévision de ce rendezvous électoral, l’activité politique s’intensifie et la mobilisation de la classe politique s’accentue en attendant la validation officielle des listes de candidature et l’annonce officielle de la campagne électorale qui interviendra dans les jours à venir…
Y.M.
