Ce n’est pas tout. Le ministre marocain de l’Education envisage même l’enseignement de la langue de Molière à partir de la première année primaire, au lieu de la 3e actuellement. La stratégie 2015-2030 accorde également une grande importance à l’enseignement de l’anglais, qui fera son entrée à l’école publique dès la quatrième année primaire. Au lycée, des disciplines scientifiques et techniques seront enseignées en français et en anglais. Une initiative qui, non seulement améliorera la qualité de l’enseignement, mais surtout coupera l’herbe sous les pieds du courant islamo-conservateur, qui a de tout temps fait de la langue arabe un soubassement linguistique à son projet idéologique.
Qu’en est-il en Algérie ? La réponse est évidente : langues étrangères est synonyme de matières «secondaires». Elles sont programmées dans la plupart des cas en fin de journée. On les assimile également à l’échec chaque fois que les notes de français ou d’anglais à l’examen du bac sont mauvaises. Jusqu’à quand continuera-t-on à faire de nos enfants des cobayes pour des desseins purement idéologiques ? L’heure n’est-elle pas au pragmatisme ?









