Usurpation d’identité : le ministère met en garde contre les risques liés au partage de ces documents

Le ministère de la Poste et des Télécommunications alerte les citoyens sur les risques d’usurpation d’identité et d’utilisation frauduleuse des documents personnels. Il appelle à la vigilance lors du partage de données sensibles avec des interlocuteurs en ligne.
Le ministère de la Poste et des Télécommunications a lancé, vendredi 30 octobre 2026, une mise en garde contre les risques d’usurpation d’identité et d’exploitation frauduleuse des documents personnels.
Dans un message de sensibilisation publié sur sa page officielle Facebook, le ministère souligne qu’une simple photo de la carte nationale d’identité peut suffire à permettre une utilisation illégale de l’identité de son titulaire.
Il recommande ainsi aux citoyens de ne jamais transmettre de photos de leur carte nationale d’identité, de leur carte Edahabia ou de leur passeport à des pages électroniques ou à des vendeurs dont la fiabilité n’est pas vérifiée.
Le ministère appelle également à vérifier systématiquement l’identité des interlocuteurs avant tout échange de documents officiels et à éviter de partager des informations personnelles avec des parties non fiables.
À travers cette campagne intitulée « Vérifiez et ne soyez pas victime », les autorités rappellent trois réflexes essentiels pour protéger son identité : s’arrêter, vérifier et ne pas devenir une victime.
Quels risques après le partage d’une copie de sa carte d’identité ?
Le partage d’une copie de la carte nationale d’identité avec une personne ou une plateforme non fiable peut exposer son titulaire à plusieurs formes de fraude. Les informations figurant sur ce document, notamment le nom, le prénom, la date de naissance, la photographie et le numéro d’identification, peuvent être récupérées et utilisées sans son consentement.
L’un des principaux risques est l’usurpation d’identité. Un individu malveillant peut exploiter ces données pour se faire passer pour le titulaire du document auprès de tiers, créer de faux profils sur les réseaux sociaux ou tenter de réaliser certaines démarches en son nom.
Ces informations peuvent également être utilisées dans des tentatives d’escroquerie. Des fraudeurs peuvent, par exemple, se servir de l’identité d’une victime pour gagner la confiance d’autres personnes, publier de fausses annonces ou mener des opérations commerciales frauduleuses. La victime risque alors de voir son identité associée à des activités qu’elle n’a jamais réalisées.
Par ailleurs, une copie de pièce d’identité peut être combinée à d’autres données personnelles récupérées en ligne ou obtenues par d’autres moyens. Ce croisement d’informations peut faciliter des tentatives de fraude plus élaborées, notamment lorsque les escrocs cherchent à contourner les procédures de vérification d’identité de certains services.
Il est donc essentiel de ne pas considérer une simple photographie de sa carte d’identité comme un document sans risque. Avant de la transmettre, il convient de vérifier la légitimité de la demande, l’identité du destinataire et la nécessité réelle de fournir ce justificatif. En cas de doute, mieux vaut s’abstenir de l’envoyer.








