L’automobile en Algérie entame une phase de transformation qui marque une rupture avec les pratiques du passé. Derrière la relance annoncée des anciennes usines automobiles, saisies dans le cadre de la lutte contre la corruption, se dessine une stratégie plus structurée. Passer d’un modèle de simple assemblage à une industrie fondée sur la production réelle et le transfert de technologie.
Longtemps critiquées pour leur faible valeur ajoutée, ces unités industrielles, autrefois dédiées au montage de véhicules de marques comme Kia, Hyundai, Volkswagen ou Suzuki, n’étaient que des structures limitées aux bâtiments et aux équipements, sans exploitation directe des marques ni véritable intégration industrielle.
L’État veut désormais transformer ces sites pour produire selon les standards modernes et créer une véritable valeur ajoutée locale.
Automobile en Algérie : des usines à réhabiliter pour répondre aux standards industriels
Le ministre de l’Industrie, Yahia Bashir, a précisé que les entreprises internationales détentrices des marques ont déjà réalisé des visites techniques et organisationnelles des unités concernées. Certaines installations nécessitent des travaux d’adaptation pour aligner leur production sur les normes industrielles actuelles.
🟢 À LIRE AUSSI : Naftal : 500 000 pneus importés pour stabiliser le marché et freiner la hausse des prix
Selon le ministre, « l’État adopte désormais une approche fondée sur des partenariats avec des marques internationales désireuses d’investir sérieusement en Algérie. Tout en impliquant les petites et moyennes entreprises locales et en augmentant progressivement les taux d’intégration nationale ». Cette stratégie vise à créer de nouveaux emplois directs et indirects et à assurer la pérennité de l’activité industrielle.
Vers un tissu industriel local et un transfert de technologie
La relance des usines s’accompagne d’un plan précis pour développer un véritable écosystème industriel local. Les PME seront intégrées dans le processus de production, et les taux d’intégration locale seront progressivement augmentés selon un calendrier mesurable, garantissant une valeur ajoutée nationale et un impact économique durable.
🟢 À LIRE AUSSI : Immobilier en Algérie : ce nouveau mécanisme peut tout changer lors d’une vente
Le ministre a souligné que cette démarche respecte les orientations du président Abdelmadjid Tebboune. Visant à établir une industrie automobile nationale compétitive, respectueuse des besoins des citoyens et génératrice d’opportunités économiques.
Industrie automobile algérienne : un nouveau souffle en 2026
En 2026, le secteur a déjà enregistré une reprise notable, notamment grâce à l’essor de la production chez Stellantis. Parallèlement, des marques internationales telles que Hyundai et Opel ont commencé à planifier une extension de leurs lignes de production dans le pays. Allant au-delà du simple assemblage et favorisant l’intégration de fournisseurs locaux.
🟢 À LIRE AUSSI : Nouvelle filiale pour Sonelgaz : l’Algérie avance ses pions sur le marché énergétique mondial
La combinaison d’une production nationalisée plus poussée, d’un renforcement du tissu de sous-traitance local et de partenariats sérieux avec des acteurs mondiaux marque un tournant pour l’industrie automobile algérienne. Avec des perspectives de création d’emplois et de développement économique durable.
