À la suite de la visite officielle de la commissaire européenne chargée de la Méditerranée, Dubravka Šuica, à Alger, l’Ambassadeur de l’Union européenne en Algérie, Diego Mellado Pascua, a tenu une séance d’information au siège de la délégation. Devant un panel de journalistes algériens, il a décrypté les enjeux d’une relation qui franchit un nouveau palier.
Selon l’Ambassadeur Mellado Pascua, la visite de la Commissaire Šuica n’était pas une simple formalité diplomatique, mais le reflet du « haut niveau de coordination » entre les deux parties. Il a souligné que l’Algérie occupe désormais une place prépondérante dans les calculs européens, particulièrement dans un contexte international marqué par des mutations rapides.
Les discussions ont abordé des dossiers importants : renforcement du partenariat économique, soutien au dialogue politique, sécurité, énergie et gestion des migrations. Cette rencontre marque, selon lui, une étape charnière dans la consolidation d’une vision commune entre les deux rives de la Méditerranée.
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Énergie : Au-delà du gaz naturel
Sur le plan énergétique, l’Ambassadeur a réaffirmé le statut de l’Algérie comme partenaire stratégique indispensable à la sécurité énergétique de l’Europe, jouant un rôle clé dans la diversification des sources d’approvisionnement pour pallier la dépendance au gaz russe.
Cependant, l’avenir de cette coopération s’oriente désormais au-delà des hydrocarbures classiques, avec des échanges approfondis sur l’efficacité énergétique, le développement massif des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert. Cette vision d’avenir intègre également des projets d’envergure continentale, à l’image du gazoduc transsaharien (TSGP), confirmant la volonté commune de bâtir une infrastructure énergétique robuste et durable.
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Un nouvel élan économique « Gagnant-Gagnant »
Mellado Pascua a insisté sur la nécessité de moderniser le cadre régissant les relations commerciales. L’introduction de nouveaux mécanismes, tels que le Pacte Méditerranéen, pourrait faciliter l’intégration de l’Algérie dans les chaînes de valeur européennes. L’objectif affiché est d’attirer davantage d’investissements directs étrangers (IDE) et de renforcer la présence industrielle européenne en Algérie, sur la base d’un partenariat mutuellement bénéfique.
Dimension humaine et sécurité régionale
Le partenariat ne se limite pas aux chiffres. Les discussions ont intégré des volets essentiels comme la mobilité légale, la formation professionnelle, la recherche scientifique et le transfert de technologie. Le financement de projets structurants via les institutions financières européennes, notamment dans les infrastructures, a également été évoqué.
Enfin, sur le volet sécuritaire, l’UE reconnaît à l’Algérie un rôle de « gardienne de la stabilité ». L’Ambassadeur a qualifié le pays de partenaire incontournable pour la sécurité dans la région du Sahel. L’Union européenne exprime une volonté ferme d’approfondir le dialogue politique et sécuritaire avec Alger pour faire face aux menaces transfrontalières.
En conclusion, Diego Mellado Pascua a affirmé que la relation entre Alger et Bruxelles a dépassé la logique des intérêts immédiats. Elle s’inscrit désormais dans un espace de partenariat stratégique basé sur la confiance et une vision commune de l’avenir, prouvant que les deux rives de la Méditerranée avancent d’un pas plus sûr vers une prospérité partagée.
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