Union du Maghreb Arabe ,Belkhadem déplore le temps perdu

Union du Maghreb Arabe ,Belkhadem déplore le temps perdu
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Déplorant que l’Union du Maghreb arabe fasse du surplace alors que l’Union européenne, dont le processus d’édification a été lancé à la même période, est opérationnelle, le ministre d’État et représentant personnel du président de la République a aussi déclaré au sujet de la Ligue arabe que “la ligue n’est pas une ligue et (…) encore moins arabe”.

Abdelaziz Belkhadem, le ministre d’État, représentant personnel du chef de l’État et secrétaire général du parti du Front de Libération nationale, n’a pas mâché ses mots hier sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 1 en parlant de l’Union du Maghreb arabe et de la Ligue arabe. Interrogé sur l’UMA, le patron du FLN a estimé d’abord que “nous avons perdu beaucoup de temps pour l’édification du Grand Maghreb”, avant d’ajouter : “On ne va pas vivre indéfiniment dos à dos. Il faut bien qu’un jour on puisse se regrouper et les temps que l’on connaît sont des temps de grands espaces”, faisant allusion au Maroc avec lequel les frontières terrestres sont fermées depuis 1994. En dépit de l’amélioration constatée ces derniers mois, il n’y a pas encore d’accord entre Alger et Rabat sur la réouverture de la frontière terrestre. Faisant la comparaison entre l’Union du Maghreb arabe et l’Union européenne, dont les processus d’édification ont été lancés pratiquement à la même période, le représentant personnel du président de la République s’est dit désolé qu’ils n’aient pas abouti de manière semblable. “Les Européens ont une monnaie unique, un espace Schengen, alors que chez nous, les frontières sont fermées avec certains pays, et avec d’autres, nous avons des visas. Nous avons perdu beaucoup de temps pour l’édification du Grand Maghreb”, a-t-il déploré. Ces déclarations interviennent au lendemain du message adressé samedi par Abdelaziz Bouteflika aux dirigeants des quatre autres pays membres de l’Union du Maghreb arabe (UMA), Maroc, Tunisie, Mauritanie et Libye, à l’occasion du 23e anniversaire de la création de l’UMA, le 17 février 1989 à Marrakech, dans le sud du Maroc, et dans lequel avait appelé à la relance de cette entité, sclérosée depuis 1994. “La réalisation de l’unité maghrébine à l’ère des ensembles régionaux et internationaux est un impératif vital et pressant en vue de permettre à nos peuples frères de relever les défis, au sein d’un ensemble soudé et uni”, a souligné le président de la République. S’exprimant par la suite sur la situation en Syrie, Abdelaziz Belkhadem n’y est pas allé de main morte pour parler de la Ligue arabe, qui “a besoin d’être profondément revue”, a-t-il estimé. Poursuivant dans le même ordre d’idées, il a affirmé que “la ligue n’est pas une ligue et (…) encore moins arabe. C’est une ligue qui fait appel au Conseil de sécurité contre un de ses membres fondateurs ou à l’Otan pour détruire les capacités de pays arabes. Elle a besoin d’être profondément revue”. Le ministre d’État et représentant personnel du chef de l’État a, également, souligné que la situation en Syrie “est tragique. Les Syriens sont en train de s’entretuer. Il faut mettre un terme à cette tragédie et permettre aux Syriens de décider seuls de leur avenir, de la forme du régime qu’ils veulent et des dirigeants qu’ils veulent”.

Ces déclarations de M. Belkhadem sur la Syrie corroborent celles du ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, qui avait expliqué les réserves d’Alger sur la saisine du Conseil de sécurité de l’ONU au sujet de la crise syrienne en estimant que l’initiative arabe devait demeurer “la référence principale” pour son règlement.

M T