UNESCO : ce parc algérien rejoint le prestigieux réseau mondial des réserves de biosphère

UNESCO : ce parc algérien rejoint le prestigieux réseau mondial des réserves de biosphère
Consécration mondiale pour le Parc national de Théniet El Had, officiellement intégré au réseau des réserves de biosphère de l’UNESCO.

Le poumon vert de Tissemsilt rayonne désormais à l’échelle mondiale. Le Parc national de Théniet El Had vient d’intégrer officiellement le prestigieux réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO.

L’annonce a été partagée lundi par le directeur du parc, Abderezzak Lahmar. Interrogé par l’APS, il a révélé que le dossier algérien a fait l’unanimité au Paraguay lors de la 38e session du Conseil international du Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB), qui s’est clôturée le 6 juin courant. Une consécration historique qui propulse ce joyau naturel sur le devant de la scène écologique mondiale.

En rejoignant ce réseau, le Parc national de Théniet El Had s’impose désormais comme un site naturel de référence. Cette distinction vient saluer sa capacité unique à relever le double défi de notre siècle : protéger une biodiversité d’exception tout en dynamisant le développement durable local.

Le Parc national de Théniet El Had intègre le réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO

Pour le directeur du parc, cette consécration internationale ne doit rien au hasard : elle couronne des années d’efforts acharnés pour préserver ce sanctuaire naturel. C’est la preuve que la biodiversité unique et la valeur écologique exceptionnelle de Théniet El Had rayonnent désormais bien au-delà de nos frontières.

Véritable pilier du patrimoine environnemental algérien, ce parc hors norme déploie ses 3 400 hectares de forêts denses et de reliefs majestueux. Le responsable a rappelé qu’il s’agit d’un sanctuaire écologique majeur, célèbre pour abriter des peuplements uniques de cèdres de l’Atlas, de pins d’Alep, ainsi que de chênes verts et de chênes-lièges.

Le parc ne se contente pas d’aligner les hectares de forêts : il abrite un écosystème vibrant de vie. Des cimes des arbres jusqu’au sol, plus de 100 espèces de mammifères, d’oiseaux et de reptiles se partagent ce territoire d’exception, faisant de Théniet El Had un haut lieu de la biodiversité.

Le parc cache des spots naturels à couper le souffle, comme le mont Ras El Brarit ou le Kef Siga. Du haut de leurs 1 700 mètres d’altitude, la vue panoramique sur les montagnes et les forêts denses est tout simplement saisissante. Plus qu’une simple médaille, cette inscription à l’UNESCO est un formidable levier d’avenir : elle va propulser la recherche scientifique, blindée la protection du site et transformer le parc en une destination phare du tourisme durable.

Le dossier des Itinéraires augustiniens officiellement soumis à l’UNESCO

L’Algérie poursuit sa démarche pour protéger son patrimoine. Pour rappel, la ministre de la Culture a installé la Commission nationale chargée de porter auprès de l’UNESCO le dossier « Les Itinéraires Augustiniens en Algérie ». Composée d’experts, cette équipe doit coordonner la candidature, assurer la sauvegarde des sites concernés et positionner ce parcours sur la scène culturelle mondiale.

Cet itinéraire de 1 500 km relie 14 villes du centre et de l’est du pays sur les traces de saint Augustin, philosophe universel né à Thagaste (Souk Ahras) et évêque d’Hippone (Annaba). Ce projet célèbre l’héritage numide et romano-africain de l’Algérie, trait d’union historique entre l’Afrique et l’Europe.

Au-delà de la recherche scientifique, cette initiative vise à protéger les vestiges archéologiques et à dynamiser l’économie locale. En valorisant ces sites méconnus, l’Algérie ambitionne de développer un tourisme de mémoire durable et profitable aux territoires traversés.

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