Par un message empreint d’émotion et de fierté nationale, la ministre de la Culture, Malika Bendouda, a officialisé une étape cruciale pour l’identité culturelle du pays : le dépôt du dossier de candidature de la Blouza algérienne pour son inscription sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.
Après avoir fait inscrire avec succès des pièces maîtresses telles que le Caftan, la Gandoura et la Melhfa sur les listes du patrimoine mondial, l’Algérie s’apprête désormais à porter la candidature de la Blouza.
Cette démarche auprès de l’UNESCO vise à protéger et à valoriser ce joyau de la garde-robe féminine, véritable symbole de l’élégance et du savoir-faire artisanal, particulièrement ancré dans l’Ouest algérien.
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La Blousa algérienne bientôt inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO
Le message de la ministre souligne avant tout la dimension intergénérationnelle de cet habit. Elle évoque une filiation directe : « Portée par ma grand-mère, puis par ma mère, elle m’accompagne aujourd’hui dans les moments de joie et de solennité ».
Cette déclaration ne concerne pas seulement un vêtement, mais un témoin vivant de l’histoire familiale et nationale, symbolisant la dignité et l’élégance de la femme algérienne à travers les âges.
Inscrire la Blouza (notamment la célèbre Blouza Oranaise et ses variantes régionales) permet de protéger officiellement son origine et son savoir-faire contre toute tentative d’appropriation culturelle. Ce processus valorise le travail minutieux des artisans algériens, de la couture au perlage, garantissant que ces techniques ne disparaissent pas avec le temps.
Par ailleurs, en rejoignant des éléments déjà inscrits (comme le Costume nuptial de Tlemcen), l’Algérie réaffirme la richesse et la diversité de son patrimoine vestimentaire sur la scène mondiale.
Le Caftan, le QUat et le Lhaf reconnus comme patrimoine algérien
L’UNESCO a officiellement validé l’élargissement du patrimoine immatériel de l’Algérie lors de sa 20ᵉ session à New Delhi. Le dossier consacré au costume de cérémonie du Grand Est algérien inclut désormais, en plus de la Gandoura et de la Melehfa, trois pièces emblématiques : le Caftan, le Quat et le Lhef.
Cette décision historique tranche définitivement les débats sur l’origine de ces vêtements en confirmant la primauté de l’Algérie dans leur préservation. L’organisation internationale reconnaît ainsi non seulement la valeur esthétique de ces pièces, mais aussi le savoir-faire ancestral des artisans et les rituels sociaux qui structurent l’identité culturelle du pays.
En parallèle, l’Algérie a obtenu l’actualisation du dossier des rites nuptiaux de Tlemcen (inscrit depuis 2012) pour y mentionner explicitement le « Port du Caftan » (Lebset El-Arftan). Cette double reconnaissance sécurise le patrimoine vestimentaire algérien à l’échelle mondiale et garantit son rayonnement ainsi que sa protection contre toute forme d’appropriation.
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