Un vidéo diffusée sur TikTok a déclenché, ce samedi 30 août, un torrent d’indignation en Algérie.
La séquence montre une infirmière en train de filmer la préparation du corps d’un défunt à l’intérieur d’un établissement hospitalier. Partagée en ligne, la vidéo a choqué de nombreux internautes, bouleversés par cette atteinte à l’intimité d’un moment aussi douloureux.
Face à l’émoi suscité, le ministère de la Santé a publié un communiqué dans lequel il condamne fermement un comportement qualifié de « non humain » et « contraire aux valeurs morales et religieuses ».
Une infirmière filme un défunt à l’hôpital : le ministère de la Santé monte au créneau
L’infirmière avait placé son téléphone à proximité pour enregistrer la scène, laissant entendre sa voix en arrière-plan. Elle y décrit ses gestes et précise qu’il s’agit de « leur travail », comme pour justifier la démarche.
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La séquence, diffusée sur TikTok avant de se répandre sur d’autres plateformes, a rapidement déclenché une vague de colère et de consternation.
Pour beaucoup, une telle exposition dépasse largement la faute professionnelle. Elle remet en cause le respect dû aux morts et ravive la douleur des familles endeuillées. « C’est une atteinte à la dignité du défunt et aux sentiments de ses proches », rappelle le communiqué officiel du ministère.
La réponse ferme des autorités : « Tolérance zéro » après une vidéo polémique d’une infirmière en Algérie
Face à l’émoi suscité, le département de la Santé a tenu à rappeler les règles élémentaires qui encadrent le secteur. L’institution a qualifié l’acte d’« inacceptable » et assuré qu’aucune tolérance ne serait accordée.
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Selon le texte, l’infirmière ayant partagé la vidéo fera l’objet de sanctions sévères, allant jusqu’à des poursuites judiciaires. La tutelle a également réaffirmé son « engagement total à faire respecter la sacralité des morts » et sa détermination à « appliquer les règles de déontologie et d’éthique professionnelle avec la plus grande rigueur ».
Enfin, dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient chaque incident, cette séquence rappelle la nécessité de baliser plus strictement l’usage des technologies, notamment dans les structures médicales. La sacralité de la mort, elle, reste un principe intangible que les autorités entendent protéger à tout prix.