Une “tripartite hors calendrier” jeudi pour discuter la relance de l’entreprise algérienne

Une “tripartite hors calendrier” jeudi pour discuter la relance de l’entreprise algérienne
une-tripartite-hors-calendrier-jeudi-pour-discuter-la-relance-de-lentreprise-algerienne.jpg

Une “tripartite hors calendrier” (Gouvernement – Patronat – UGTA) aura lieu demain jeudi pour des discussions autour de la relance de l’entreprise algérienne. C’est ce qu’a annoncé mercredi le ministre des finances Karim Djoudi, en marge de l’adoption de loi de finances 2013 par le Conseil de la nation.

“Le premier ministre a souhaité rencontrer l’UGTA, les organisations patronales en plus d’autres organisations pour évaluer ce qui a été fait pour l’entreprise algérienne et ce qui restait à faire” a déclaré Karim Djoudi qui précise que la réunion abordera “les questions liées à l’entreprise qui restent toujours en suspens”.

Les discussions qui auront lieu en présence de plusieurs ministres auront comme objectif de faire jouer à l’entreprise, principale source d’emploi, un rôle plus actif dans la prise en charge du développement économique, a fait savoir le ministre des finances, assurant qu’un tel objectif “sera en mesure d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyens”.

L’UGTA semble préoccupée par la hausse de l’inflation qui se répercute sur le pouvoir d’achat. “Nous allons demander à l’autorité monétaire des explications sur le taux d’inflation qu’elle fixe à 4% alors qu’actuellement, il dépasse de loin ce niveau, ce qui risque d’influer négativement sur le pouvoir d’achat des travailleurs” a affirme de son côté le secrétaire national de l’ex-syndicat unique, Abdelkader Malki interrogé par des journalistes.

De son côté, le président du Forum des Chefs d’Entreprises, Reda Hamiani, questionné par l’APS, a affirmé que son organisation allait présenter une série de propositions avec l’objectif de “relancer l’appareil de production pour qu’il joue un rôle plus important dans la croissance économique”.

Exprimant sa satisfaction quant à la politique de concertation et de dialogue adoptée par le gouvernement Sellal, Hamiani a estimé que l’important n’était pas “d’arriver à des décisions, l’Algérie n’ayant jamais été en panne de documents, mais plutôt d’arriver à mettre en œuvre sur le terrain toute décision prise”.