La brigade régionale de recherches de la Gendarmerie nationale de Chéraga a procédé à l’arrestation d’une ressortissante marocaine, répondant au nom de B. Fatima, connue sur TikTok sous le pseudonyme « Le Son Libre ». Cette dernière est soupçonnée d’avoir utilisé son compte pour diffuser des lives jugés offensants envers l’Algérie et les Algériens, au profit du Makhzen.
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Placée en détention provisoire à la prison de Koléa, la prévenue a comparu hier dimanche devant le tribunal de Chéraga, poursuivie pour publication de contenus portant atteinte à l’intérêt national.
Selon les éléments de l’enquête, tout a commencé à la suite d’informations parvenues à la Gendarmerie nationale concernant des diffusions en direct effectuées par la prévenue, connue pour ses fréquents déplacements entre l’Algérie et le Maroc. Soupçonnée d’agir au profit du Makhzen, elle a publié des contenus jugés hostiles à l’Algérie. Les soupçons se sont renforcés après la diffusion d’un live controversé avec une activiste algérienne, accusée de collaborer avec un individu hostile à l’Algérie connu pour ses discours virulents.
« Le Son Libre » : Un compte TikTok au cœur de la polémique
À l’issue d’investigations approfondies, la ressortissante marocaine a été interpellée lors d’une visite en Algérie. L’enquête a établi qu’elle avait séjourné dans plusieurs villes, entre autres Bordj Menaïel, Aïn Benian ou encore, Oran, avant de regagner Alger, où elle a rencontré divers influenceurs, dont des Algériens.
Devant le tribunal, B. Fatima a affirmé avoir vécu trente ans mariée à un Algérien, dont dix années passées en Algérie avant de retourner au Maroc après le décès de son époux. Elle a souligné qu’elle possédait un seul compte TikTok, « Le Son Libre – soyez respecté », qu’elle utilisait uniquement pour des échanges « visant à rapprocher les peuples algérien et marocain ».
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Témoignages et défense : La version de B. Fatima et ses soutiens
Une témoin, S. Nassira, amie de la prévenue, a confirmé la connaître depuis longtemps et a nié l’avoir jamais entendue proférer des injures envers l’Algérie. Un second témoin, un influenceur algérien a indiqué avoir participé à plusieurs lives avec l’accusée, précisant que leurs discussions portaient exclusivement sur des thèmes culturels, complètement loin du contexte politique.
La défense a plaidé l’absence totale de preuves, rappelant que l’enquête technique menée par les services de sécurité n’a révélé aucune trace de propos offensants sur le compte de la prévenue, qui compte environ 4 500 abonnés. L’avocat a par ailleurs évoqué l’existence d’un autre compte TikTok portant le même nom, susceptible d’être à l’origine des publications litigieuses, et a sollicité l’acquittement de sa cliente.
Le représentant du ministère public a requis à son encontre deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 dinars. En attendant que le tribunal prononce au verdict final dans les jours à venir.
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