La communauté médicale algérienne est en deuil après le décès brutal du Dr Mansouri Khadija, jeune médecin résidente âgée de 31 ans, survenu à la suite d’un infarctus soudain après une garde de nuit particulièrement éprouvante.
La défunte, interne en quatrième année au service d’obstétrique-gynécologie de l’hôpital de Bainem à Alger, venait tout juste de donner naissance à un enfant quelques jours auparavant.
Cette disparition tragique a profondément bouleversé ses collègues, les professionnels de santé ainsi que de nombreux citoyens, d’autant plus que la jeune médecin laisse derrière elle un nourrisson.
Sur les réseaux sociaux, les messages d’hommage et de recueillement se multiplient, saluant une praticienne engagée, dévouée à ses patients et à son métier malgré des conditions de travail extrêmement difficiles.
« Dr Khadija est partie en accomplissant son devoir », écrivent plusieurs confrères, dénonçant au passage la pression constante qui pèse sur les médecins résidents dans les établissements hospitaliers publics.
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Un drame qui ravive le débat sur les conditions de travail
Au-delà de l’émotion suscitée par ce décès, cette affaire remet au centre des débats la question des gardes prolongées et de l’épuisement professionnel dans les hôpitaux algériens.
Ainsi, dans un texte largement relayé, le Dr Lakhdar Amokrane estime que cette disparition « n’est malheureusement pas un cas isolé » et qu’elle révèle une situation devenue alarmante au sein des structures hospitalières.
Selon lui, les médecins résidents assurent une grande partie du fonctionnement quotidien des services : gardes de nuit, urgences, continuité des soins, parfois dans des conditions marquées par le manque de moyens, le sous-effectif et une forte pression psychologique.
Les gardes prolongées, l’absence de récupération suffisante après les permanences et la faiblesse des indemnités sont régulièrement dénoncées par les professionnels du secteur.
Certains médecins évoquent alors un rythme de travail dépassant les limites humaines, avec des conséquences directes sur leur santé physique et mentale.
