Innovation contre les routes dégradées en Algérie : le CRM décroche un brevet INAPI

Innovation contre les routes dégradées en Algérie : le CRM décroche un brevet INAPI
Une innovation contre les routes dégradées en Algérie : le CRM décroche un brevet INAPI

Le nid-de-poule, capable de surgir sur n’importe quelle chaussée, en ville comme sur les axes interurbains, les automobilistes algériens connaissent bien ce désagrément qui ponctue leurs trajets. Une équipe de chercheurs du Centre de recherche en mécanique (CRM) de Constantine pourrait changer la donne.

Leur travail a abouti à un brevet d’invention, officiellement délivré par l’Institut national algérien de la propriété industrielle (INAPI), pour une technologie pensée spécifiquement pour la réparation de ces dégradations routières. L’annonce a été faite à la télévision nationale par le directeur du centre, le professeur Hadj Mohamed Benia.

Réparation des chaussées : un brevet algérien ouvre la voie à une nouvelle technologie anti-nids-de-poule

Le brevet porte sur un matériau précis. Un « composite polymère innovant, superhydrophobe et mécaniquement résistant pour la réparation des nids-de-poule ». Derrière cette appellation technique se cache une solution conçue pour tenir face aux agressions qui détériorent habituellement le bitume.

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Selon le professeur Benia, ce composite se distingue par deux atouts majeurs. Des propriétés mécaniques élevées, qui lui permettent de supporter les contraintes répétées du trafic routier. Ainsi qu’une forte résistance à l’eau et à l’humidité, deux facteurs qui accélèrent généralement la formation des nids-de-poule

Le caractère superhydrophobe du matériau joue ici un rôle central. En repoussant l’eau plutôt qu’en l’absorbant, il limite les infiltrations qui fragilisent habituellement les chaussées. Surtout lors des épisodes pluvieux ou des cycles de gel et de dégel.

Réparation des chaussées et valorisation des matériaux locaux dans une logique de réduction des coûts

Au-delà de ses qualités techniques, cette invention répond aussi à une logique économique. Le professeur Benia a insisté sur ce point. La technologie repose sur la valorisation de matériaux peu exploités en Algérie jusqu’à présent.

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Ce choix n’a rien d’anodin. Il permettrait de réduire les coûts de maintenance des infrastructures routières, un enjeu de taille pour les collectivités locales confrontées à l’entretien constant du réseau. En s’appuyant sur des ressources disponibles sur le territoire national, le CRM ouvre également la voie à une optimisation de leur utilisation, plutôt que de dépendre de matériaux importés.

Vers une application industrielle de la technologie

Ce brevet illustre la capacité de la recherche algérienne à produire des solutions concrètes face à des problématiques du quotidien. Reste à voir comment cette technologie, développée par les équipes du CRM de Constantine, sera déployée sur le terrain et à quelle échelle elle viendra soulager le réseau routier national.

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Enfin, avec ce brevet, la réparation des chaussées franchit une étape scientifique notable, portée par une innovation locale qui combine performance technique et optimisation des ressources.