Une enquête est toujours en cours, Saisie de faux passeports et permis de conduire étrangers

Une enquête est toujours en cours, Saisie de faux passeports et permis de conduire étrangers

passeport.jpgLes individus arrêtés ont avoué avoir falsifié tous types de documents au profit de trafiquants de véhicules, de résidents étrangers et même de harragas.

L’affaire vient d’être révélée à la faveur d’une enquête de la section de recherche de la Gendarmerie nationale qui se poursuit toujours. Tout a commencé par une simple arrestation de deux personnes, en l’occurrence, A. G. et B. S. à la cité Sonatiba, à Tébessa, en possession de deux cartes d’immatriculation falsifiées.

Selon notre source, les investigations poursuivies avec les deux personnes arrêtées ont révélé que ces documents avaient été réalisés par le nommé A. G. Ainsi, après leur exploration, les gendarmes enquêteurs, munis d’un mandat de perquisition, ont récupéré dans le domicile de ce dernier deux cartes d’identité nationale, trois permis de   conduire, une carte de circulation temporaire (carte jaune), une carte d’immatriculation et une déclaration de vente vierge portant le cachet de l’APC de Zéralda (Alger).

Plus grave encore, A. G. a déclaré aux gendarmes enquêteurs qu’il avait reçu les deux cartes grises falsifiées auprès d’une 3e personne, demeurant à Bakaria (Tébessa). Identifié, le mis en cause sera arrêté. Il s’agit du faussaire A. D., 35 ans. La perquisition effectuée dans son domicile s’est soldée par la saisie des documents falsifiés et des cachets contrefaits et du matériel informatique servant à la falsification. Mais pas n’importe quels documents. Selon notre source, il s’agit de trois cartes d’immatriculation, six permis de conduire, dont un scanné, cinq livrets de famille, trois cartes d’identité nationale, dont deux en langue française, deux copies de permis de conduire dont un italien, trois cartes d’adhérent à l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), trois cartes d’adhérent de l’Union nationale des agriculteurs algériens (UNAA), trois récépissés de transit des Douanes algériennes, deux copies d’extrait de registre du commerce, huit ordonnances vierges portant la griffe d’un médecin et délivrées par l’hôpital d’El-Aouinet, trois fiches de résidence vierge, onze extraits de naissance vierge cachés et signés, sept procurations de véhicule, deux passeports (algérien et tunisien), deux cachets secs au nom de la Drag de la wilaya d’Alger, un cachet rectangulaire au nom des Douanes algériennes, deux cachets rectangulaires au nom des Douanes tunisiennes, un cachet rond au nom de la PAF du poste de Ras El-Ayoune et deux micro-ordinateurs.

Un véritable arsenal de faux documents aussi sensibles les uns que les autres et qui ont sans doute induit en erreur des citoyens, certes, mais qui ont permis aux trafiquants de tous bords de voyager, de transiter aux frontières et de vendre des véhicules avec de faux papiers.

L’enquête se poursuit, indique notre source, afin de tenter d’identifier le reste de ce réseau qui a longtemps sévi.

F B