Un taux d’avancement des travaux jugé «appréciable»: le «nouveau» téléphérique réceptionné fin 2019

Un taux d’avancement des travaux jugé «appréciable»: le «nouveau» téléphérique réceptionné fin 2019

Par K. Assia.

Un taux d’avancement des travaux jugé «appréciable»: le «nouveau» téléphérique réceptionné fin 2019

  Lancé depuis trois mois, le projet de mise à niveau du téléphérique d’Oran sera livré, avant la fin de l’année 2019, selon des sources proches du dossier qui signalent que le taux d’avancement des travaux et appréciable.

L’opération intitulée, «mise à niveau technologique du téléphérique» porte sur des travaux de rénovation avec l’installation de nouvelles cabines adaptées aux nouvelles technologies.

Les anciens pylônes seront enlevés pour être remplacés par de nouveaux, de façon à avoir un téléphérique de haute technologie, avec des cabines de grands gabarits indiquent les mêmes sources, précisant que les travaux ont été entamés avec l’ouverture des accès et l’opération fait l’objet d’un suivi régulier, le tout dans le but de livrer le téléphérique dans les délais.

A vrai dire, l’entreprise suisse «Garaventa» chargée des travaux, a lancé la phase de renouvellement des équipements et des rames. De nouvelles cabines de 08 places ont été acquises, ce qui nécessite un renouvellement total des équipements.

Pour rappel, le projet devait être lancé, il y a deux ans, toutefois des problèmes d’ordre administratif avaient entravé le lancement des travaux pour qu’ils soient entamés à partir de cette année.

Le coût de cette opération d’envergure a été estimé à 20 milliards de centimes et le délai de livraison du projet a été fixé à 15 mois, avec une réhabilitation de toutes les structures avoisinantes qui ont été endommagées, dans les années 90.

Lors d’une visite effectuée, ces derniers mois, dans le quartier de Sidi El-Houari, le wali a fait savoir que le projet du téléphérique d’Oran sera relancé dans les brefs délais. Il a instruit les services concernés à lever toutes les contraintes qui peuvent entraver la relance du projet de même qu’un dossier détaillé a été transféré au ministère des Transports.

Grâce à ce projet, Oran aura son nouveau téléphérique de technologie moderne où la nouveauté concerne tous les équipements (cabines, câbles, lignes, …). La ville d’Oran ne dispose pas, actuellement, d’un téléphérique après le démantèlement de l’ancien dont les cabines ne supportaient que 6 places, nécessitant une réhabilitation technologique.

A l’arrêt depuis quelques années, les stations du téléphérique d’Oran ont subi des dégradations suite à des actes de vandalisme. Celle des Planteurs est la plus touchée. Ayant fait l’objet d’un acte de sabotage terroriste, son câble a explosé en plein ciel de Sidi El-Houari en 1992. La décennie noire passée, les responsables locaux songeaient à sa remise sur câble.

Un premier fonds de 24 milliards de centimes a été dégagé, 10 milliards sur un fonds communal et le reste sur le budget de la wilaya.

En août 2007, le coup d’envoi officiel du transport par câbles a été donné, pompeusement, par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Peu de temps après, le téléphérique a été de nouveau saccagé et vandalisé, voire saboté, dans le sillage des protestations populaires, menées par les habitants des quartiers des Planteurs, Sidi El-Houari et Derb, revendiquant leur droit au logement social. En 2015, une société suisse, ayant pris le projet en marche, s’est, selon des indiscrétions, lancée dans des travaux en commençant par le déboulonnement des anciennes installations, poteaux et anciennes cabines.

La même entreprise étrangère s’est fixée un délai de 15 mois pour la remise à l’état neuf du téléphérique. En plus du réaménagement de toutes les stations du téléphérique, de nouvelles cabines devaient être installées, et la trajectoire du téléphérique devait être élargie pour relier la localité de Mers El-Kébir à la ville d’Oran via la plate-forme de Moulay Abdelkader. Malheureusement les problèmes de câblage avaient été à l’origine de l’arrêt du téléphérique il y a deux ans.