La cour criminelle de première instance de Dar El Beïda a prononcé, ce lundi, une peine de 7 ans de prison ferme à l’encontre d’un accusé placé en détention préventive. Il s’agit d’un policier, âgé de 30 ans, affecté à la police des frontières aériennes de l’aéroport Houari-Boumediene, poursuivi pour tentative d’assassinat avec préméditation.
Les faits ont pour victime un jeune homme grièvement blessé par balle au niveau de la cuisse droite à l’aide de l’arme de service de l’accusé, sous les yeux de son épouse et de leur enfant en bas âge. L’incident, survenu à Bordj El Bahri, à l’est d’Alger, a semé la panique parmi les passants et automobilistes.
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La victime a échappé de justesse à la mort
Selon les éléments du dossier, le policier se disputait violemment avec son épouse sur la voie publique avant de perdre son sang-froid et de la rouer de coups. Alerté par les cris de la femme, le jeune homme a tenté d’intervenir pour lui porter secours et demander à l’agresseur de cesser son comportement.
Mais la réaction du policier a été d’une extrême violence. Irrité par cette intervention, il a dégainé son arme de service et tiré en direction de la victime, tentant de mettre fin à ses jours. Le jeune homme a échappé de justesse à la mort.
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Procès et décision du tribunal
Pour revenir à l’affaire, les faits remontent au 20 août 2025, lorsque la victime a été admise en urgence à la polyclinique de Bordj El Bahri avec une grave blessure par balle. Le rapport médical fait état d’un projectile de calibre 9 mm ayant traversé la cuisse droite, avec un point d’entrée et de sortie distants de 2,5 cm.
Lors de son audition, l’accusé a nié toute intention homicide, affirmant avoir simplement voulu effrayer la victime. Il a expliqué que son arme était accidentellement chargée après une mauvaise manipulation lors de son entretien.
Il a également soutenu ne pas avoir frappé son épouse, évoquant un simple différend conjugal lié à des difficultés financières et familiales. Des déclarations rejetées par la victime et le témoin principal, qui ont affirmé que le policier avait bel et bien pointé son arme en direction du jeune homme avant de tirer.
Le ministère public a, pour sa part, requis la réclusion criminelle à perpétuité, soulignant la gravité des faits et la responsabilité accrue de l’accusé en raison de sa fonction. Il a dénoncé un comportement violent et irresponsable, rappelant que la victime n’avait fait qu’adopter une attitude humanitaire.
En outre, le tribunal a condamné l’accusé à verser une indemnité d’un million de dinars à la victime en réparation du préjudice subi.
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