Un bien récupéré renaît en usine à Alger : cette pièce automobile sera produite localement (vidéo)

Les automobilistes et les professionnels du transport en Algérie connaissent bien la tension constante autour de la disponibilité des pièces de rechange, en particulier pour les éléments de sécurité soumis à une forte usure. Ce mercredi 5 août, une nouvelle unité industrielle entre en activité à Réghaïa, donnant une nouvelle vocation économique à un bien récupéré dans le cadre des affaires de corruption. Mandaté par le président de la République Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre Sifi Ghrieb s’est rendu sur place pour superviser la mise en service de cette infrastructure destinée à la production de plaquettes de frein et de leurs accessoires.
Cette inauguration concrétise la feuille de route présidentielle axée sur la réintégration des actifs récupérés dans les affaires de corruption. Au lieu de laisser ces biens dépérir, les autorités choisissent de les réinvestir dans des projets industriels rentables. Ainsi, créer de la valeur ajoutée, générer des emplois stables. Et consolider la souveraineté économique nationale face aux fluctuations des marchés internationaux.
Pièces détachées en Algérie : l’usine de plaquettes de frein à Réghaïa, un pivot pour l’industrie mécanique algérienne
Rattachée à la Société de Maintenance de l’Est, filiale du Groupe Industriel des Ciments d’Algérie (GICA), cette unité de production spécialisée fabrique des plaquettes de frein et leurs accessoires pour voitures et camions. L’installation respecte les normes techniques strictes en vigueur dans la construction automobile. Garantissant un niveau de qualité adapté aux exigences du marché.
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L’usine de plaquettes de frein à Réghaïa apporte une réponse concrète aux besoins du marché national en pièces d’usure. En renforçant l’approvisionnement des distributeurs et des professionnels, l’unité contribue à stabiliser la disponibilité de ces composants tout en réduisant la dépendance aux approvisionnements extérieurs. À terme, une partie de la production pourrait également être orientée vers l’exportation une fois la demande locale couverte.
Récupération de biens confisqués : une reconversion stratégique au service de l’économie nationale
Pour manifester l’importance du projet, une délégation gouvernementale a accompagné le Premier ministre. La présence du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, du ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, et du ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, témoigne de la mobilisation de plusieurs secteurs autour de ce projet industriel.
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La transformation de cet actif judiciaire en outil de production moderne illustre le changement de cap de la politique économique. Le gouvernement privilégie la valorisation des capacités de production existantes pour répondre aux besoins pressants des usagers et des professionnels du transport.
En somme, l’intégration de l’usine au sein du groupe GICA apporte un encadrement technique et logistique solide. Cette structure permet d’assurer la pérennité des opérations et d’offrir des opportunités d’emploi durables dans la région de la capitale.
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