Un Algérien porte plainte contre Robert Ménard : ce qui lui est reproché, on vous explique

Un Algérien porte plainte contre Robert Ménard : ce qui lui est reproché, on vous explique
Accusé à tort de viol par Robert Ménard sur plusieurs plateaux télé, un Algérien de 25 ans a décidé de saisir la justice. Le maire de Béziers évoque une simple « langue qui a fourché ».

Robert Ménard visé par une plainte pour diffamation. Un Algérien, dont le maire avait refusé de célébrer le mariage en 2023 en raison d’une OQTF, a saisi la justice vendredi 12 juin. Il reproche à l’élu d’avoir proféré de graves accusations mensongères à la télévision en l’associant à des viols en réunion. Pris à partie sur le plan juridique, Robert Ménard a dû rétropédaler. Il assure que sa langue avait « fourché ».

« Moi, je refuse de marier un type qui est en situation illégale. Qui a une OQTF et qui a été condamné à de la prison pour des viols en réunion. C’est moi le coupable dans cette histoire-là ? On marche sur la tête », avait déclaré le maire de Béziers.

Un Algérien porte plainte contre Robert Ménard pour diffamation

En effet, une plainte pour diffamation a été déposée ce vendredi auprès du procureur de Montpellier contre Robert Ménard. Menée par Vanessa Edberg, l’avocate d’un jeune Algérien de 25 ans, cette action vise les propos tenus la veille par le maire de Béziers sur CNews. Sur le plateau, l’élu accusait l’homme de viols en réunion.

Pourtant, ces accusations sont sans fondement juridique. L’avocate a fermement rappelé que le dossier de son client est totalement vierge de toute condamnation. Que ce soit pour viol, agression sexuelle ou pour infraction de nature sexuelle.

« J’ai dit 10 fois, 20 fois dans les médias qu’il avait été condamné à huit mois de prison avec sursis pour vol avec violences en réunion. Et là, ma langue a fourché », a-t-il expliqué par téléphone à l’AFP. Conscient de la gravité de ses propos, le maire de Béziers a insisté : « J’en suis navré, ce n’est évidemment pas ce que je voulais dire, mais ma langue a fourché ».

Par ailleurs, la plainte de l’avocate s’appuie sur une autre sortie médiatique de l’élu. Le document cite également des propos tenus le même jour par le maire divers droite de Béziers sur BFMTV. Face caméra, Robert Ménard y réitérait ses accusations. Il affirme que l’homme dont il avait refusé d’unir avec sa compagne française « avait été condamné à huit mois de prison pour des viols avec violences« .

« Une image publiquement dégradée »

La réalité du casier judiciaire est bien loin des accusations du maire. Dans sa plainte, l’avocate rappelle que son client a été condamné en septembre 2021; à une « peine de huit mois d’emprisonnement intégralement assortie du sursis ». Et ce, pour « vol avec violence ayant entraîné une incapacité totale de travail n’excédant pas huit jours » et « escroquerie ».

Dénonçant une « image publiquement dégradée auprès de millions de téléspectateurs et d’internautes », elle demande formellement au procureur de Montpellier « d’engager toute poursuite utile à l’encontre de Monsieur Robert Ménard ».

C’est le 30 septembre que Robert Ménard sera jugé à Montpellier pour son refus controversé de célébrer une union en 2023. Les futurs époux accusent l’élu de 72 ans d’avoir profité de son mandat pour faire illégalement obstacle à l’exécution de la loi. En effet, pour ces faits, le maire de Béziers encourt une amende de 75 000 euros. Mais aussi, cinq ans d’emprisonnement et une inéligibilité. À l’époque, deux semaines après le scandale médiatique du mariage avorté, le ressortissant algérien avait été expulsé du territoire français.

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