Le sous-sol de la République démocratique du Congo regorge de ressources que le pays n’exploite aujourd’hui qu’à une infime fraction de leur potentiel réel. Pour rompre avec la fatalité du pillage de ses matières premières, Kinshasa a choisi de se tourner vers la puissance pétrolière et gazière du Nord du continent. C’est à Alger que s’est scellée, samedi, une alliance stratégique majeure.
L’Algérie et la RDC unissent officiellement leurs destins énergétiques à travers un accord de coopération global. Couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures, ouvrant la voie à une intégration économique africaine sans précédent.
Algérie – RDC : un partenariat qui verrouille toute la chaîne de valeur des hydrocarbures
La cérémonie officielle de signature s’est déroulée au siège du ministère des Hydrocarbures. Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et son homologue de la République démocratique du Congo, Acacia Bandubola Mbongo, ont paraphé le document en présence de figures majeures du secteur algérien. Parmi l’assistance, on notait la présence de l’ambassadrice de la RDC en Algérie, du Président-directeur général du groupe Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, du président d’ALNAFT, Samir Bekhti, et du président de l’ARH, Amine Remini.
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Le partenariat englobe un vaste programme technique et logistique qui s’articule autour des points suivants :
- L’exploration et la production de nouveaux gisements pétroliers et gaziers.
- Le raffinage, la pétrochimie et la transformation locale des ressources.
- La commercialisation et la distribution du gaz de pétrole liquéfié (GPL) et des produits pétroliers.
- La logistique, le transport par pipelines et le stockage sécurisé.
- La gestion des données géologiques ainsi que le contrôle technique des installations.
L’expertise de Sonatrach s’impose face aux enjeux de souveraineté du continent
L’Algérie utilise désormais son savoir-faire industriel comme un véritable levier d’influence sur le continent. Alors que de nombreux pays africains ne perçoivent historiquement que 15% de la valeur de leurs propres richesses fossiles, le modèle algérien inspire.
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Alger apparaît aujourd’hui comme la seule capitale capable d’assurer sa sécurité énergétique par ses propres moyens, ce qui pousse les producteurs émergents à solliciter son aide. Après des percées notables au Niger, en Libye, au Tchad ou encore en Côte d’Ivoire, la Sonatrach confirme son rôle de locomotive régionale.
Le volet humain occupe une place centrale dans cette nouvelle configuration. L’accord insiste lourdement sur la formation des cadres et des techniciens congolais. Kinshasa compte s’appuyer sur les instituts et les centres spécialisés algériens pour opérer un transfert de technologies efficace. Ce renforcement des capacités locales doit permettre à la RDC de s’émanciper des multinationales occidentales pour gérer elle-même ses gisements.
Face aux mutations technologiques mondiales, les deux ministères ont également intégré des clauses d’avenir. Les projets communs intègreront l’intelligence artificielle, la numérisation et la recherche-développement. Afin d’optimiser les coûts de production.
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Enfin, sur le plan géopolitique, Alger et Kinshasa s’engagent à harmoniser leurs positions au sein de l’APPO et de l’UA. Les deux pays entendent peser ensemble sur le marché international. Et défendre une transition énergétique juste, adaptée aux réalités du continent noir.
