TVA et marge bénéficiaire: les 2 propositions du président de l’APOCE

TVA et marge bénéficiaire: les 2 propositions du président de l’APOCE

La hausse vertigineuse des prix des produits alimentaires de large consommation suscite encore les inquiétudes. Face à un marché totalement hors de contrôle, les propositions des spécialistes se multiplient.

Fortement impliquée dans la sensibilisation des consommateurs et la dénonciation des hausses exagérées des produits alimentaires et autres, l’Organisation de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), semble ne ménager aucun effort dans son combat pour le consommateur.

Son président, Dr Mustapha Zebdi multiplie les sorties médiatiques et les propositions afin de recadrer un peu la situation du marché de la consommation. Lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), Dr Zebdi a fait état de deux propositions.

Intervenant autour de la question de la hausse des prix, le président de l’APOCE a suggéré « de baisser ou carrément supprimer la taxe sur la valeur ajoutée TVA de certains produits de large consommation afin de préserver le pouvoir d’achat du citoyen ».

Comme seconde proposition, le même intervenant appelle à « fixer la marge bénéficiaire de la liste des produits nécessaires, tout en mettant à jour leurs prix référentiels ». Dans le même sillage, il préconise la création d’une « agence nationale de protection des consommateurs ».

Zebdi préconise la mise en place d’un “marché modèle”

Cela devra, selon lui, permettre d’effectuer des inspections au niveau du marché et des coordinations intersectorielles, dans le but d’assurer le contrôle des prix et des échanges commerciaux. Par conséquent, assurer la préservation du pouvoir d’achat du citoyen.

Dr Zebdi a également préconisé « l’organisation des rencontres nationales regroupant les représentants de différents secteurs afin de mettre en place le plan du marché modèle que nous souhaitant appliquer dans notre pays ».

Dans la même lancée, l’intervenant a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre le projet de l’éthique dans les pratiques commerciales, car il comprend des mesures réglementaires qui permettraient de contrôler le marché.

Par ailleurs, Dr Zabadi a attribué la hausse des prix au « manque de transparence des mécanismes de commercialisation », qui, selon lui, sont souvent méconnus, appelant à l’importance de prendre des solutions radicales afin de freiner la hausse scandaleuse des prix à la consommation.