Tunisie/élections: un collectif politique et citoyen « Qadiroun », appel à l’unification des forces politique

lundi 18 mars 2019 à 14:02
Source de l'article : Www.aps.dz

TUNIS – Une nouvelle initiative politique, progressiste et sociétale, baptisée « Collectif Qadiroun » a été lancée, dimanche, à Tunis, regroupant des partis politiques, des associations et des personnalités nationales, alors que les forces politiques ont été appelées à se réunir autour d’un « front électoral unifié » en prévision des prochaines échéances électorales, a rapporté l’agence de presse TAP.

Selon ses fondateurs, ce collectif se distingue de « l’aspect statique » des partis politiques, qui ont opté pour la centralisation du pouvoir.

D’après sa charte, Qadiroun est une initiative qui cible toutes les régions du pays et vise à former une large coalition politique et démocratique », apte à réussir les prochaines échéances électorales » en misant sur une action différente au sein de ses structures.

« La prise de décisions sera exercée d’une manière démocratique, loin des tractations politiques, sur la base d’un pouvoir décentralisé afin de permettre à chaque région de choisir son propre candidat aux législatives » selon cette charte.

Mohamed Ben Romdhane, coordinateur général du collectif, a indiqué que cette initiative a pour objectif de faire sortir le pays de la crise actuelle, précisant que « hormis le mouvement Ennahdha, le seul parti politique organisé et structuré, toutes les forces démocratiques sont dispersées ».

« Il faut admettre que le paysage politique actuel se caractérise par un déséquilibre », a-t-il lancé, ajoutant que ce collectif se présente comme une nouvelle alternative qui pourrait faire sortir la Tunisie d’une crise qu’elle n’a jamais connue au fil de l’histoire.

Ben Romdhane a affirmé que cette initiative regroupe actuellement entre 150 et 200 fondateurs, dont le parti Al Mostakbal (l’Avenir) présidé par Tahar Ben Hassine et le Mouvement démocratique conduit par Néjib Chebbi. Le parti Al Massar décidera de son intégration à cette coalition, après la tenue de son congrès prévu le 6 avril prochain, a-t-il ajouté.

Dans une déclaration à la presse, Néjib Chebbi a indiqué que « les partis politiques ne sont pas capables d’opérer un changement de manière individuelle », appelant « les partis politiques et sociétés civiles à se regrouper pour rééquilibrer la scène politique ».

M. Chebbi a en outre indiqué que le choix du candidat du collectif à l’élection présidentielle sera effectué à travers l’organisation d’élections préliminaires au sein de ses structures de l’initiative.

De son coté, Fathia Saidi, représentante du parti Al Massar dans le collectif a souligné, que cette initiative, contrairement aux précédentes, telles que l’Union pour la Tunisie et le Front du salut, a été élaborée dans le cadre d’une approche participative dont l’action émerge des bases.

Les forces politiques appelées à se réunir autour d’un « front électoral unifié »

D’autre part, le président du parti El Badil Ettounsi, Mehdi Jomâa a exhorté « les forces politiques modernistes et progressistes à se réunir autour d’un front électoral unifié, qui constitue une alternative à la dispersion actuelle des partis ».

Lors d’un meeting populaire organisé dimanche à Sidi Bouzid, M. Jomâa a fait porter la responsabilité, aux parties concernées, n’ayant pas réussi à établir des consensus sérieux et rapides pouvant les regrouper autour d’une vision, d’un programme et d’une équipe de travail, afin de permettre à la majorité dans la société de devenir une majorité au pouvoir.

Il a indiqué que « la dégradation de la situation économique et sociale requiert d’un nouveau contrat national qui prend en compte la corrélation entre les dimensions juridiques, économiques et les droits sociaux outre la préservation des libertés et des acquis d’un état civil et démocratique ».

Jomâa a insisté sur le besoin de cette région de développer l’agriculture, le tissu industriel et les industries de transformation pour trouver des solutions au chômage des jeunes et renforcer les mécanismes de formation et d’encadrement selon les spécificités de développement de la région.

Le président du parti a évoqué, à cette occasion, « la dégradation des indicateurs économiques, et l’échec du gouvernement actuel à tenir ses promesses, notamment en matière des grandes réformes », soulignant que « la Tunisie a besoin aujourd’hui d’une alternative pour la reconstruction et la réforme ».

Il a, dans le même sillage, mis l’accent sur l’importance de s’appuyer sur des politiques susceptibles de mobiliser les investisseurs dans le secteur privé à travers la résolution des problèmes fonciers, la modernisation de l’infrastructure de base et le développement des services, pour faire de la région une locomotive de développement agricole en Tunisie.

Il a enfin appelé le gouvernement à « favoriser le bon déroulement des élections dans un climat de liberté et de transparence et garantir la neutralité de l’administration et l’indépendance des médias ».

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