Tripartite ,8 dossiers à l’ordre du jour de la réunion des 29 et 30 septembre

Tripartite ,8 dossiers à l’ordre du jour de la réunion des 29 et 30 septembre

P110924-16.jpgLe ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Tayeb Louh, a indiqué hier que huit dossiers ont été proposés par le gouvernement à l’ordre du jour des travaux de la prochaine Tripartite devant réunir le gouvernement, l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et le patronat, prévue les 29 et 30 septembre.

Les partenaires sociaux peuvent en ajouter d’autres, a précisé le ministre, cité par l’aps dans une déclaration à la presse à l’issue des travaux d’une rencontre sur la protection et la préservation du patrimoine du secteur.

Parmi ces questions, précise M. Louh, l’évaluation et l’examen des conclusions des groupes de travail issus de la dernière tripartite économique pour «améliorer l’environnement économique», sachant que ces groupes de travail ont été installés au niveau de plusieurs ministères, dont les ministères du Travail, des Finances, de l’Habitat, de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement.

L’ordre du jour de la tripartite comprend, en outre, les dossiers ayant fait l’objet, avant la dernière tripartite, d’examen et de décisions, à savoir le pacte national économique et social et les mutuelles sociales ainsi que le dossier relatif à l’amélioration et la promotion de la production nationale. Le dossier des retraites sera, aussi, à cette occasion, notamment son volet relatif au pouvoir d’achat qui selon le ministre demeure «quelque peu faible» au regard des pensions allouées. Il est nécessaire de prendre d’autres mesures exceptionnelles visant à préserver leur pouvoir d’achat.

D’une manière générale, le ministre a souligné que la tripartite reviendra sur le Salaire national minimum garanti (SNMG). C’est d’ailleurs l’amélioration du pouvoir d’achat du citoyen et la promotion de la production nationale qui seront au centre des préoccupations de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA) lors de cette rencontre très attendue.

La prise en charge de ces deux préoccupations passe, selon le président de la CNPA, Mohamed Said Nait Abdelaziz, par le règlement du problème de l’inflation, le contrôle du marché informel et la révision de la politique de soutien des prix, notamment les produits de large consommation. La réduction des importations et la promotion de la production nationale constituent également le cheval de bataille de sa confédération. «Nous attendons des pouvoirs publics qu’ils soutiennent les entreprises qui essayent de survivre afin de les relancer et de préserver ainsi les postes d’emploi»,

a-t-il ajouté en invitant les entreprises à s’impliquer davantage dans le programme de mise à niveau lancé par les pouvoirs publics afin d’améliorer leur compétitivité et de mettre en marche l’appareil de production. Evoquant la revalorisation du SNMG, il a soutenu que la décision revient au gouvernement, affirmant que la CNPA soutient cette revendication. La CNPA regroupe six unions professionnelles opérant dans les secteurs du bâtiment, du transport, de la plasturgie, du textile et cuir, de l’agroalimentaire et de l’énergie.

Pour sa part, le président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), Boualam M’Rakach, a appelé hier à Alger à la bonne exécution des dispositions contenues dans le pacte national économique et social de 2006, qualifiant ce document d’«avancée incontestable». «Ce document est fiable. Nous n’avons pas besoin de le revoir», a-t-il soutenu lors d’un point de presse à l’issue d’une réunion du secrétariat exécutif de la Confédération consacrée à la finalisation des propositions pour la tripartite.

«Cependant, a-t-il poursuivi, le problème réside dans l’application de ces propositions pour lever les obstacles et restrictions constatées afin de trouver les solutions aux questions pertinentes posées». Il a appelé ainsi au «suivi concret des décisions prises», soutenant que le problème de la relance de l’économie algérienne réside dans

«la non- application des lois existantes et des décisions prises à chaque fois». La question de la revalorisation du SNMG «ne doit pas être une décision inopinée, mais doit refléter la situation économique du pays», a estimé le président de la CAP qui s’est dit «pour une révision à la hausse du SNMG en vue d’améliorer le pouvoirs d’achat des travailleurs».

M. Z./agence