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À 67 ans, elle traverse la Manche à la nage : l’exploit de l’Algérienne Salima Bouayad Agha

À 67 ans, elle traverse la Manche à la nage : l’exploit de l’Algérienne Salima Bouayad Agha
À 67 ans, l’Algérienne Salima Bouayad Agha vient de relever un défi hors norme : traverser la Manche à la nage, sans palmes ni combinaison, en 14 h 35.
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Traverser la Manche à la nage à 67 ans ? C’est l’exploit phénoménal réalisé par Salima Bouayad Agha. Ancienne nageuse de l’équipe nationale d’Algérie, elle décroche aujourd’hui le titre de la Française la plus âgée à réussir cette traversée mythique.

Pour célébrer ses 67 ans le 2 octobre dernier, Salima Bouayad Agha s’est offert un cadeau d’anniversaire hors du commun : une traversée mythique de la Manche.

Elle a profité de la toute dernière sortie de la saison du bateau accompagnateur pour réaliser son rêve : parcourir 40 kilomètres à la nage dans la Manche, sans palmes ni combinaison. Un cadeau d’anniversaire monumental et audacieux.

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Elle a accompli un exploit : à 67 ans, Salima traverse la Manche à la nage

Marqué par les caprices du climat et des vents défavorables, ce défi aura exigé une patience à toute épreuve. Initia­le­ment programmée le 6 septembre, puis reportée au 14, la mise à l’eau de la nageuse dans la Manche a dû être repoussée à plusieurs reprises.

C’est finalement dans l’obscurité de la nuit, un samedi à 3 h 45 précises, que Salima Bouayad Agha a plongé depuis les côtes de Douvres, en Angleterre. Au terme de 14 heures et 35 minutes de nage intense — sans palmes ni combinaison —, cette maître de conférences en économie à l’Université du Mans a touché au but en ralliant la plage de Sangatte, dans le Pas-de-Calais.

Marquée par des années de préparation intensive, une opération de l’épaule et une intervention cardiaque en juin dernier, Salima tenait plus que tout à vivre pleinement cette aventure. Elle confie : « C’est vraiment l’accomplissement de quelque chose que j’avais construit, qui m’a beaucoup apporté pendant toute la préparation, qui m’a beaucoup appris sur moi, sur les autres, qui m’a appris la patience, l’incertitude, autant de choses que je ne connaissais pas. »

Surtout ne pas regarder en arrière… Ni trop en avant

Malgré deux ultimes heures éprouvantes, Salima Bouayad Agha n’a rien lâché grâce à une discipline mentale d’acier. Pour éviter la paralysie psychologique, elle a scrupuleusement appliqué les conseils de son entraîneur : avancer sans jamais regarder la côte ou le chemin parcouru, se concentrer uniquement sur ses ravitaillements toutes les demi-heures et garder les yeux fixés sur le fond pour ne pas flancher.

Quand les plus jeunes bouclent la traversée de la Manche en 10 à 11 heures, les nageurs plus âgés l’effectuent généralement entre 13 et 15 heures. Avec son chrono de 14 h 35, Salima s’inscrit pleinement dans la moyenne haute de sa catégorie.

Pas question de s’arrêter en si bon chemin : à peine la traversée bouclée, Salima Bouayad Agha tourne déjà son regard vers de nouveaux horizons. Après un bilan de santé auprès de son cardiologue du sport, elle vise la « Calais to Cap » le long de la Côte d’Opale dès la mi-octobre. À plus long terme, la nageuse ambitionne de décrocher la prestigieuse « Triple Crown », le graal de la natation en eau libre regroupant trois traversées mythiques à travers le monde.

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RA

Rima Aissanou

Rima Aissanou - Journaliste – Diaspora, tourisme et voyages

Rima Aissanou est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les thématiques liées à la diaspora algérienne, au tourisme et aux voyages.

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