Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, a affirmé que l’Algérie a hissé la protection de l’enfance au rang de choix souverain et immuable. Il a souligné que les avancées enregistrées en matière de lutte contre le travail des enfants sont le fruit d’une stratégie nationale intégrée, réaffirmant la conviction profonde du pays : l’édification de l’humain commence dès le plus jeune âge.
S’exprimant lors de la Journée mondiale contre le travail des enfants, Saihi a précisé que ces résultats probants ne doivent rien au hasard. Ils découlent d’une approche globale combinant arsenal législatif, contrôles rigoureux, protection sociale, sensibilisation et coordination interinstitutionnelle.
Secteur privé en Algérie : Le bilan de l’Inspection du travail face au phénomène du travail des enfants
Pour illustrer l’efficacité de cette politique, le ministre a dévoilé les derniers chiffres de l’Inspection du travail. Entre le 1er janvier et le 31 mai 2026, les services de contrôle ont inspecté plus de 72 000 entreprises du secteur privé, employant un effectif global de plus de 676 000 salariés.
Ces opérations de contrôle d’envergure n’ont révélé que deux (2) cas seulement d’emploi d’enfants n’ayant pas atteint l’âge légal de travailler, fixé à 16 ans. Un chiffre qui témoigne du suivi rigoureux assuré sur le terrain.
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Par ailleurs, 19 procès-verbaux d’infraction ont été dressés au cours de cette période, contre 24 durant l’année précédente. Cette baisse constante confirme la trajectoire descendante du phénomène et valide l’approche nationale adoptée.
Lutte contre le travail des enfants : Des contrôles stricts sur le terrain
Saihi a également rappelé que cette dynamique s’inscrit dans le projet de construction de l’Algérie de demain, où l’enfance occupe une place centrale à travers le renforcement de la protection sociale et la promotion du système éducatif.
Le ministre a réitéré l’engagement de l’Algérie à honorer ses obligations internationales avec la plus grande responsabilité. Le pays veille ainsi à l’application stricte de :
- La Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (1989).
- La Convention n° 138 de l’OIT sur l’âge minimum d’admission à l’emploi.
- La Convention n° 182 de l’OIT sur l’interdiction des pires formes de travail des enfants.
- La Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.
Selon le premier responsable du secteur, ces indicateurs ne sont pas de simples statistiques, mais la preuve tangible de la vigilance de l’État, de la rigueur des inspections et d’une prise de conscience accrue chez les employeurs, les partenaires sociaux-économiques et l’ensemble de la société.
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Pour rappel, le ministère du Travail avait annoncé en juin dernier que le taux de travail des enfants de moins de 16 ans en Algérie ne dépassait pas 0,001 %, un indicateur qui reflète une nette amélioration sur ce dossier sensible.
À l’échelle internationale, la situation reste plus complexe. Bien que le nombre d’enfants au travail dans le monde ait presque diminué de moitié depuis l’an 2000 — passant de 246 millions à 138 millions —, le rythme de régression demeure trop lent. La communauté internationale n’a d’ailleurs pas réussi à atteindre l’objectif qu’elle s’était fixé : éradiquer totalement le travail des enfants d’ici 2025.
