Transplantation d’organes : Le ministre de la Santé annonce du nouveau

Transplantation d’organes : Le ministre de la Santé annonce du nouveau
Transplantation d’organes en Algérie

Le ministère de la Santé annonce la promulgation imminente des textes d’application encadrant les prélèvements sur donneurs en état de mort cérébrale. Une avancée majeure qui promet de redéfinir la prise en charge des insuffisances organiques, tout en posant les bases d’un véritable projet de société.

Le paysage de la médecine de pointe en Algérie s’apprête à connaître une transformation législative et opérationnelle de grande envergure. Aujourd’hui, lors d’une journée d’étude dédiée à la « coordination hospitalière du prélèvement multi-organes » organisée par l’Agence nationale des greffes (ANG), le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a officialisé la publication très prochaine des décrets d’application relatifs aux donneurs décédés en état de mort encéphalique.

Attendu depuis la refonte de la loi sanitaire de 2018, ce nouveau dispositif ambitionne de sécuriser et de fluidifier le travail des équipes médicales sur le terrain. L’objectif affiché est double : doter le corps médical d’un cadre juridique protecteur et garantir une éthique irréprochable pour les familles des défunts et les receveurs.

Transplantation d’organes : Un bouclier éthique et une logistique à l’épreuve

Selon le premier responsable du secteur, ces textes fourniront « un cadre intégré garantissant une transparence totale et protégeant les droits des donneurs, de leurs familles, ainsi que des praticiens ». Au-delà de l’aspect purement législatif, le ministre a insisté sur l’urgence de déployer un réseau de coordination hospitalière réactif.

La rapidité de la transmission d’informations et la réactivité des structures face à l’urgence sont les conditions sine qua non du succès de ce programme humanitaire et stratégique.

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Cette rencontre de haut niveau a également permis de mettre en lumière les performances de l’Algérie en matière de prélèvements sur donneurs vivants. Le pays enregistre une activité soutenue, notamment pour les greffes rénales, hépatiques et de moelle osseuse, hissant le système de santé national aux premiers rangs à l’échelle régionale.

Le véritable défi : faire évoluer les mentalités

Bien que la loi sanitaire de 2018 propose des outils avant-gardistes — incluant le « don croisé » (permettant d’échanger des donneurs vivants incompatibles avec leurs proches respectifs) —, le cadre légal ne pourra pas tout résoudre à lui seul. Les professionnels de la santé s’accordent à dire que l’adhésion populaire reste encore timide.

Pour les participants, le constat est clair : la réglementation n’est qu’une étape. Le combat majeur se jouera désormais sur le terrain de la communication et de la sensibilisation. Pour ancrer durablement la culture du don d’organes au sein de la société algérienne, une implication collective est impérative.

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Des écoles aux mosquées, en passant par les médias et les associations citoyennes, chacun doit s’approprier cette cause car, au final, la greffe d’organes s’impose avant tout comme un grand projet de société.