L’Algérie s’apprête à accueillir dans les prochains mois une rencontre de coordination réunissant plusieurs pays européens et méditerranéens autour d’un projet énergétique stratégique. Cette réunion portera sur le développement du corridor sud de l’hydrogène, un projet visant à transporter l’hydrogène vert produit en Afrique du Nord vers le marché européen.
Selon les déclarations de Khalil Hedna, directeur de l’information et de la communication au ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, cette rencontre rassemblera des représentants de cinq pays impliqués dans le projet : l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne. L’objectif est de coordonner les étapes opérationnelles nécessaires à la mise en œuvre du projet appelé South H2 Corridor.
Le projet du corridor sud de l’hydrogène vise à transporter l’hydrogène vert produit en Algérie vers l’Europe, dans le cadre des efforts internationaux visant à accélérer la transition énergétique et à réduire les émissions de carbone. Cette initiative devrait également renforcer la place de l’Algérie comme fournisseur potentiel d’énergies propres pour les marchés européens.
La rencontre prévue à Alger, organisée par le ministère de l’Énergie, permettra aux différentes parties prenantes d’examiner les mécanismes techniques et les modalités de coopération nécessaires à la concrétisation du projet.
Un câble électrique sous-marin également à l’étude
Parallèlement, un autre projet énergétique d’envergure est en cours d’étude. Il s’agit d’une liaison électrique sous-marine destinée à exporter de l’électricité algérienne décarbonée vers l’Italie. Les études relatives à cette infrastructure avancent à un rythme soutenu.
Ce projet est piloté conjointement par les groupes énergétiques algériens Sonelgaz et Sonatrach, en partenariat avec la compagnie énergétique italienne Eni.
Dans le même temps, Sonelgaz poursuit sa stratégie d’expansion sur le continent africain. L’entreprise publique prépare actuellement la réalisation de nouvelles centrales électriques dans deux pays africains : le Burkina Faso et le Mozambique.
Ces projets s’inspirent du modèle déjà mis en œuvre au Niger et incluent également des programmes de formation spécialisée ainsi que la création d’une réserve d’équipements destinée à fournir les pièces et matériels nécessaires, dont une partie sera fabriquée localement.
Sur le plan national, l’Algérie poursuit également le développement des énergies renouvelables. Le pays met en œuvre un programme visant à produire 15 000 mégawatts d’énergie solaire d’ici 2035.
La première phase de ce programme a déjà été lancée avec une capacité totale de 3 200 mégawatts répartis sur plusieurs wilayas. Par ailleurs, plusieurs centrales solaires devraient entrer en service dès 2026, pour une capacité globale estimée à 1 480 mégawatts, contribuant ainsi à renforcer la production d’électricité à partir de sources propres et à soutenir la transition énergétique du pays.
