Trafic de faux billets : une opération policière met au jour un réseau de contrefaçon

Trafic de faux billets : une opération policière met au jour un réseau de contrefaçon
Trafic de faux billets

Les services de sécurité algériens poursuivent leur offensive contre les réseaux criminels impliqués dans les atteintes à l’économie nationale. Dans ce cadre, les éléments de la police relevant de la sûreté de wilaya de Chlef ont mené une opération d’envergure ayant abouti au démantèlement d’un réseau spécialisé dans la falsification de monnaie nationale.

L’intervention, conduite par les services de la daïra d’Ouled Ben Abdelkader, a permis de neutraliser un groupe criminel composé de quatre individus, âgés de 19 à 45 ans.

Selon les informations communiquées par les autorités, ces derniers étaient activement impliqués dans la fabrication de faux billets ainsi que dans leur mise en circulation sur le marché, une activité illégale qui constitue une menace directe pour la stabilité économique.

Les investigations menées par les forces de l’ordre, appuyées par un travail de renseignement rigoureux, ont permis de mettre au jour une organisation structurée, utilisant des moyens techniques pour reproduire la monnaie nationale. Lors de cette opération, les policiers ont saisi un montant de 4 millions de centimes en faux billets.

En parallèle, plus de 13 millions de centimes issus des revenus de cette activité criminelle ont été récupérés.

Les perquisitions effectuées dans le cadre de l’enquête ont également conduit à la découverte de matériel utilisé dans ces opérations de falsification.

Parmi les équipements saisis figurent du matériel informatique, une imprimante ainsi que du papier destiné à la reproduction des billets. Ces éléments confirment le caractère organisé et méthodique du réseau, qui semblait disposer de moyens lui permettant d’opérer de manière relativement autonome.

À l’issue des procédures en vigueur, les suspects ont été présentés devant les juridictions compétentes. Ils devront répondre de plusieurs chefs d’accusation liés à la falsification de monnaie et à la mise en circulation de faux billets. Cette affaire illustre, une fois de plus, la vigilancer des services de sécurité face aux nouvelles formes de criminalité économique, en constante évolution.

Une reconnaissance internationale des efforts de l’Algérie

Au-delà de ces opérations de terrain, la lutte contre la criminalité financière en Algérie s’inscrit également dans une dynamique de coopération internationale et de renforcement des capacités institutionnelles. À ce titre, les progrès réalisés par le pays ont récemment été salués par des partenaires étrangers.

À l’occasion du lancement du troisième atelier consacré à la comptabilité judiciaire, Marc Shapiro, chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis à Alger, a mis en avant les avancées enregistrées par l’Algérie dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Se disant heureux de retrouver le pays près de vingt ans après une première expérience professionnelle, il a souligné les transformations notables qu’a connues l’Algérie, notamment au niveau de la capitale et des relations bilatérales.

Le diplomate a également insisté sur les qualités humaines qu’il associe au peuple algérien, évoquant son hospitalité, sa générosité ainsi que son engagement dans le travail. Toutefois, son intervention s’est surtout concentrée sur les enjeux sécuritaires contemporains, marqués par l’essor de la criminalité transnationale.

Dans ce contexte, il a rappelé que la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ne peut être efficace sans une approche globale et coordonnée. « Ces défis ne connaissent pas de frontières », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité pour les États de renforcer leur coopération afin de faire face à des réseaux de plus en plus organisés et interconnectés.

Selon lui, les initiatives telles que cet atelier jouent un rôle déterminant dans la consolidation des partenariats entre institutions nationales et internationales. Elles permettent non seulement de partager des expertises, mais aussi de développer des outils communs pour mieux détecter, analyser et contrer les flux financiers illicites.

Enfin, Marc Shapiro a salué la qualité de la collaboration avec les autorités algériennes, notamment le ministère de la Justice, mettant en avant l’efficacité et le professionnalisme des équipes locales. Pour lui, ces efforts conjoints constituent un levier essentiel pour renforcer la sécurité régionale et internationale, dans un contexte où les menaces financières continuent de se diversifier.