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Tolérance zéro pour les chauffeurs : la GN généralise le dépistage de drogues

Tolérance zéro pour les chauffeurs : la GN généralise le dépistage de drogues
Dépistages de drogues
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Dans le cadre du durcissement des contrôles routiers et de la mise en œuvre rigoureuse du Code de la route pour enrayer l’hécatombe routière, les services de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Blida ont interpellé le chauffeur d’un autobus de transport de voyageurs. Un test salivaire préliminaire s’est révélé positif aux amphétamines, ont indiqué les autorités.

L’opération a été menée par les éléments de la brigade territoriale de sécurité routière au niveau du barrage fixe de Tamzguida (commune d’El Affroun), sur l’autoroute Est-Ouest (A3), dans le sens menant vers Blida. Le véhicule, qui assurait la liaison Chlef – Alger, a été intercepté dans le cadre d’un contrôle de routine.

D’après les précisions fournies par la page officielle « Tariki » de la Gendarmerie nationale, les gendarmes ont d’abord vérifié les documents administratifs et l’état technique du véhicule, avant de soumettre le conducteur à un éthylotest, puis à un dépistage salivaire de stupéfiants.

Ce dernier a révélé une « réaction positive préliminaire indiquant une conduite sous l’emprise d’amphétamines (dérivés d’ecstasy) ».

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Le véhicule a été immédiatement immobilisé et des poursuites légales ont été engagées contre le mis en cause. Deux infractions supplémentaires ont été retenues à son encontre : maintien de la conduite malgré une notification de suspension de permis, et absence de trousse de premiers secours à bord du transport en commun.

Dépistages inopinés pour les poids lourds et transports en commun

Cette intervention s’inscrit dans un plan de contrôle renforcé initié par la Gendarmerie nationale afin de lutter contre les comportements à haut risque, responsables d’un nombre croissant d’accidents graves.

Les forces de l’ordre généralisent désormais l’usage de dispositifs de détection rapide d’alcool et de drogues, en ciblant prioritairement les conducteurs de bus et de véhicules de transport de marchandises.

À Blida, le groupement territorial a déployé ces tests salivaires et éthylomètres lors de barrages fixes et mobiles. L’objectif est d’instaurer une surveillance préventive et systématique sur les axes les plus fréquentés.

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« La dangerosité des accidents de la circulation ne découle pas seulement des infractions au Code de la route, mais s’étend à la consommation de drogues et de psychotropes, qui constituent une menace directe pour la vie des usagers », a rappelé une représentante de la Gendarmerie nationale dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, réaffirmant l’application stricte des lois en vigueur.

Le ministère de l’Intérieur accélère l’application de la loi

En parallèle sur le plan institutionnel, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, a ordonné la mise en œuvre accélérée des dispositions du Code de la route.

Lors d’une réunion de coordination tenue mercredi dernier, le ministre a insisté sur la mise à disposition de tous les moyens techniques et logistiques nécessaires pour réaliser les analyses médicales et toxicologiques dans les délais impartis.

Ce dernier a également instruit ses services de multiplier les campagnes de sensibilisation, notamment autour du slogan « Un été sans accidents… la responsabilité de tous », pour sensibiliser les professionnels de la route à la maintenance de leurs véhicules et au respect scrupuleux des règles de conduite.

Le facteur humain en cause dans 96 % des drames

Cette ferme réaction des autorités intervient peu après le drame survenu dans la wilaya de Boumerdès, où le renversement d’un autobus a coûté la vie à 28 personnes et fait 36 blessés.

Les analyses biologiques post-mortem ont révélé que le chauffeur, âgé de 33 ans et décédé dans l’accident, conduisait sous l’emprise de plusieurs substances toxiques et détenait des comprimés psychotropes.

Selon les données du ministère de l’Intérieur, le facteur humain demeure la cause principale des tragédies routières, impliqué dans 96,12 % des accidents enregistrés en 2025.

Rien qu’entre le 26 juillet et le 1ᵉʳ août, la Protection civile a déploré 74 décès et 1 951 blessés sur l’ensemble du territoire national, illustrant l’urgence des mesures prises sur le terrain.

AA

Amina Aouadi

Journaliste – Analyse, économie et société

Amina Aouadi est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les analyses de l'actualité économique et les grands sujets de société.

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