Tlemcen capitale de la culture islamique,L’époque et la vie de l’imam El Meghili en débat

Tlemcen capitale de la culture islamique,L’époque et la vie de l’imam El Meghili en débat

tlemcen-cap_islam1 (2).jpgLes aspects intellectuels et scientifiques chez l’imam Mohamed Ben Abdelkrim El Meghili El-Tilimsani (1425-1504) ont été revisités lors d’un colloque international sur cet homme de foi.

Cette manifestation qui s’inscrit dans le cadre de «Tlemcen capitale de la culture islamique» se veut une occasion pour revenir sur la place dont jouissait Cheikh El Meghili à l’intérieur et à l’extérieur du pays, notamment dans certains pays africains comme le Mali, le Niger, le Nigeria, et d’évoquer des positions historiques courageuses de cet homme de sciences. Des correspondances qu’entretenait Cheikh El Meghili avec des savants de son époque sur les débats du Fiqh et de la logique ont été évoquées lors de cette rencontre en se référant à l’entretien qu’il a eu avec Djalal Es-Sayouti d’Egypte.

Pour sa part, le Dr Boumediene Bouzid, directeur de la culture islamique au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a souligné que les travaux de cette rencontre mettent l’accent sur le rôle d’El Meghili dans le parachèvement de l’écriture de «jurisprudence de la politique» et sa vision du dialogue inter-religions basé essentiellement sur la notion d’unité. Un descendant de Cheikh El Meghili, le professeur Salem El Meghili d’Adrar a animé, à cette occasion, une communication intitulée «El Meghili dans la mémoire des résidents du Touat», suivie d’une autre intervention du professeur Hussein Ammari (Maroc) qui a donné une conférence sur «El Meghili le prédicateur et réformateur religieux et politique au pays du Soudan-Ouest». Ce colloque de deux jours, organisé par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, enregistre la participation d’un groupe de chercheurs et d’universitaires d’Algérie et de pays arabes, africains et européens. Les axes débattus lors de cette rencontre ont trait à «L’imam Abdelkrim El Meghili : son époque et sa vie», «Le soufisme chez El Meghili», «La pensée réformiste de l’Afrique» et «La jurisprudence et le dialogue politique chez l’imam El Meghili». Il est attendu lors de cette rencontre l’annonce des noms des gagnants au concours international ouvert par le ministère de tutelle pour célébrer le patrimoine et la recherche dans l’histoire de cette personnalité connue pour son savoir dans les domaines du fiqh, du soufisme et de la prédication.

Par Abla Selles

Appel à la promotion d’un genre littéraire

1er festival de «La nouvelle arabe très courte»

Les nouvellistes ayant pris part au premier festival de «La nouvelle arabe très courte», organisé durant le week-end à Nador (nord-est du Maroc) ont appelé à la promotion de ce genre littéraire sur la scène arabe et internationale pour qu’il puisse occuper la place qui lui échoit parmi les autres genres classiques.

Au cours des débats sur l’évolution de «la nouvelle très courte» dans le monde arabe, ses spécificités, sa structure et les thèmes qu’elle traite, les participants ont considéré que celle-ci était un genre littéraire à part entière possédant ses propres codes et ses caractéristiques.

Ils ont, par ailleurs, souhaité que ce festival s’inscrive dans la continuité et devienne un rendez-vous incontournable des nouvellistes arabes afin d’enrichir la scène littéraire dans le monde arabe et consacrer l’échange entre les écrivains.

Organisé par l’Association «Ponts pour la culture et les arts» en collaboration avec le ministère marocain de la Culture, ce festival a axé ses travaux sur trois thèmes principaux à savoir, «La nouvelle très courte: réalité et perspective», «Etudes critiques de la nouvelle très courte» et «Lectures créatives».

Les nouvellistes qui ont participé à cette manifestation culturelle venaient du Maroc (pays organisateur), d’Algérie, d’Arabie saoudite, du Koweït, de Libye, du Soudan, de la Jordanie, d’Irak, d’Egypte, de Tunisie, de Syrie, de Palestine et des Emirats arabes unis.

L.B.