Tizi Ouzou : Les résidents de la cité universitaire de Boukhalfa crient leur colère

Tizi Ouzou : Les résidents de la cité universitaire de Boukhalfa crient leur colère

10-1-225.jpgLes résidents de la cité universitaire de Boukhalfa ont battu le pavé ce lundi 18 mars, afin de dénoncer les mauvaises conditions dans lesquelles se trouve leur cité.

Ainsi, c’est une occasion de tirer la sonnette d’alarme de l’insécurité qui prévaut dans ladite cité. Ils étaient plus de 150 étudiants regroupant les trois comités estudiantins, de l’Institut des sciences juridiques (Cisj), de la cité universitaire Berkani Mustapha (CuBM) et de la cité universitaire Boukhalfa à marcher prés d’une dizaine de kilomètres en partant de leurs résidences, empruntant la RN12, et arrivant jusqu’au siège de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Les manifestants déployés des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Halte à la hogra ! », « Halte à la corruption ! » Ils demandent le maintien du Capa et l’accès direct et inconditionnel au Master pour toutes les promotions classiques et LMD «On est venu faire un sit-in devant le tribunal de Tizi Ouzou, ensuite un autre devant le siège de la wilaya afin que nos doléances soient entendues par les responsables de la wilaya y compris le wali. « Nous sommes les futurs médecins, avocats et autres, mais peut-on bâtir cette patrie ou cette université sur des chimères ? » « Les promesses des responsables d’assurer le Certificat d’aptitude de la profession d’avocat aux promotions du système classique et l’accès au Master ne sont qu’une utopie.

Que veut-on y faire ?», clame un étudiant de la faculté de droit. Ce dernier déclare que « les problèmes au sein de la cité U sont multiples ».

Pour lui, cela mène l’étudiant vers l’inconnu alors que les responsables censés assurer ou remédier à la situation chaotique n’ont rien fait dans ce sens. Ils demandent :« Le renforcement de la sécurité dans l’enceinte de la cité universitaire, commencer par l’installation d’un poste de police entre la résidence des garçons et le campus des sciences juridiques, l’augmentation du nombre d’agents de sécurité internes, aménagement de la station des bus de Boukhalfa et celle de Hasnaoua et équipement des abribus, renouvellement de la flotte et réparation de l’éclairage public à l’intérieur et à l’extérieur du pôle qui est plongé dans les ténèbres, sont exigés, sans oublier l’insalubrité qui empoisonne le quotidien de ces étudiants », telles sont les revendications de ces comités estudiantins. Il faut dire que la marche s’est déroulée sans heurts sous l’œil vigilant des forces de l’ordre et les manifestants n’ont pas lésiné en criant à tue-tête leurs ras-le-bol contre les conditions de vie qu’ils mènent au niveau de leur cité : « Les comités du pôle universitaire de Boukhalfa, le Cisj, et le Ccubi dénoncent le mépris à leur égard».

Nabil Graichi