Lives TikTok depuis les salles de classes : le ministère de l’Éducation prend une décision radicale

Face à la multiplication des vidéos tournées en classe et diffusées sur les réseaux sociaux, les directions de l’éducation prennent une mesure radicale : tout smartphone utilisé à l’école sera désormais confisqué sur-le-champ pour une année scolaire entière. Une tolérance zéro qui vise à restaurer la sérénité dans les établissements.
Cette décision répond à un phénomène incontrôlé. Sur les réseaux sociaux, des élèves publient régulièrement des vidéos tournées au sein des établissements. Ils filment leurs camarades et leurs enseignants, allant parfois jusqu’à lancer des direct en plein cours. Ces comportements se répètent sans le moindre discernement ni la moindre crainte des sanctions.
Les autorités jugent la situation inacceptable. Pourtant, le règlement intérieur unifié — validé par le ministère de l’Éducation nationale juste avant la rentrée — contient déjà des règles fermes. Il réprime sévèrement tout écart portant atteinte à la morale et à la déontologie scolaires.
Une application stricte des articles 43 et 44
Selon Echorouk, les services compétents des directions de l’éducation ont enjoint les directeurs d’établissements, dans une instruction officielle datée du 4 octobre, en particulier ceux du moyen et du secondaire, d’activer sans délai les dispositions de l’article 43 du règlement intérieur.
Ce texte interdit catégoriquement aux élèves d’introduire ou d’utiliser des téléphones portables, des appareils intelligents, ainsi que tout matériel de prise de vue ou d’enregistrement dans les salles de cours et autres espaces pédagogiques, tels que les cours de récréation, les couloirs et les sanitaires.
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En cas de nécessité pédagogique absolue, l’usage de ces outils reste soumis à une autorisation écrite préalable accordée par la direction de l’établissement.
Par ailleurs, les autorités éducatives insistent sur la mise en œuvre rigoureuse de l’article 44. Celui-ci stipule clairement qu’aucun enregistrement audio ou visuel, ni aucune prise de vue ou publication de photos d’élèves, d’enseignants ou de fonctionnaires ne peut être effectué sans l’accord écrit exprès du directeur de l’éducation de la wilaya.
Des sanctions disciplinaires et judiciaires en vue
Tout contrevenant à ces règles s’expose aux sanctions réglementaires prévues par le texte unifié. En cas de flagrant délit, l’appareil sera confisqué sur-le-champ et ne sera restitué qu’à l’issue de l’année scolaire en cours.
L’élève fautif s’expose à de lourdes sanctions disciplinaires, qui s’appliqueront sans préjudice d’éventuelles poursuites pénales.
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À travers ce serrage de vis, les directions de l’éducation entendent restaurer la sérénité au sein des établissements et garantir le droit des élèves à un parcours scolaire préservé de toute perturbation.
Mesures complémentaires et rappel à l’ordre dans le supérieur
Les directions exécutives réorganisent leurs services pour le mois d’octobre. Elles accueillent désormais le public chaque matin, de 8h30 à 12h00. Les agents consacrent exclusivement leurs après-midis au traitement des dossiers administratifs.
L’École supérieure des enseignants (ENS) de Mostaganem, rattachée au ministère de l’Enseignement supérieur, tape à son tour du poing sur la table.
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Le 4 octobre, la direction a diffusé une note ferme à l’attention des étudiants : elle exige une tenue vestimentaire résolument correcte sur le campus.
L’administration prévient qu’elle sanctionnera toute infraction conformément au règlement. Elle rappelle l’obligation de respecter la sacralité du cadre universitaire et les valeurs de la société, d’autant que ces élèves incarnent les futurs éducateurs du pays.






