Tebboune nomme un nouveau wali dans cette wilaya

La wilaya de Boumerdès n’est plus sans patron. Un décret présidentiel signé ce jour par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, installe Amine Benmalek à la tête de l’exécutif local. La Présidence de la République a rendu publique la décision dans un communiqué bref, sans commentaire additionnel. Le poste était resté vacant depuis l’entrée de Fouzia Naâma au gouvernement.
Cette désignation ponctuelle répond à une nécessité de calendrier. Une wilaya de cette taille, avec son littoral, ses zones industrielles et sa proximité immédiate avec la capitale, ne pouvait durablement fonctionner sous une simple gestion intérimaire assurée par le secrétaire général.
Le nouveau responsable hérite d’un territoire dense, où se croisent pression foncière, mobilité quotidienne vers Alger et chantiers de reconstruction encore présents dans les mémoires depuis le séisme de 2003. Autant de dossiers qui exigent une prise en main rapide.
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Fouzia Naâma a quitté Boumerdès pour le gouvernement
Si le siège était vacant, c’est parce que celle qui l’occupait a été appelée à d’autres fonctions. Le 2 septembre 2026, Fouzia Naâma a été promue ministre déléguée chargée des Collectivités locales, un poste rattaché au ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports.
Le même jour, Farid Kourtel, jusque-là conseiller économique à El Mouradia, prenait les rênes du ministère de l’Industrie. Le passage d’une cheffe d’exécutif local vers une fonction ministérielle centrée sur les collectivités n’a rien d’anodin : l’expérience du terrain devient un argument de recrutement.
Cette séquence gouvernementale s’était ouverte la veille avec un remaniement partiel touchant les Finances, le Travail, l’Agriculture et la Communication. Quatre portefeuilles avaient alors changé de titulaire après consultation du Premier ministre.
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Tebboune maintient une pression constante sur le corps des walis
Les représentants de l’État dans les wilayas savent qu’ils évoluent sous observation permanente. Fin juillet, Constantine et Béjaïa avaient été concernées par un mouvement à la tête de leurs exécutifs, avec un intérim confié au secrétaire général en attendant une désignation définitive.
La fermeté peut aussi prendre un tour plus brutal. En juin dernier, la Présidence avait écarté le wali délégué de Sidi Abdellah en citant noir sur blanc une faute professionnelle grave comme motif du limogeage. La mention explicite du motif, rare dans ce type de décret, avait valeur d’avertissement collectif.
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