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Rupture avec les Émirats : « Je n’ai le droit de brader l’Algérie à personne », réaffirme Tebboune

Rupture avec les Émirats : « Je n’ai le droit de brader l’Algérie à personne », réaffirme Tebboune
Rupture avec les Émirats
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Le dossier émirati s’est invité dans l’entretien périodique du président Abdelmadjid Tebboune avec la presse nationale, diffusé samedi 3 octobre 2026.

Le chef de l’État y défend une ligne sans ambiguïté : la mesure décidée par Alger vis-à-vis d’Abou Dhabi n’est intervenue qu’une fois toutes les autres options épuisées.

Un propos qui prolonge la rupture diplomatique entre l’Algérie et les Émirats arabes unis annoncée en septembre dernier.

Tebboune dénonce des attitudes hostiles venues d’Abou Dhabi

Questionné sur le décalage entre l’aide algérienne d’hier et les postures émiraties d’aujourd’hui, le président n’a pas caché sa perplexité.

Il a parlé d’un comportement difficilement explicable au regard de l’histoire commune des deux pays.  Pour résumer son sentiment, le chef de l’État a préféré la poésie à la diplomatie feutrée.

« Je lui ai enseigné le tir jour après jour, et lorsqu’il a fortifié son bras, c’est moi qu’il a visé. » La formule, immédiatement reprise sur les réseaux sociaux, dit l’amertume d’Alger devant ce qu’elle qualifie d’attitudes hostiles. Une interrogation a suivi, presque rhétorique : la reconnaissance ne devrait-elle pas répondre au service rendu ?

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L’expertise algérienne au cœur du pétrole émirati

Le chef de l’État a tenu à remettre en mémoire un chapitre souvent passé sous silence. Des ingénieurs, des cadres et des techniciens venus d’Algérie ont accompagné les Émirats dans la construction de leur appareil économique. Le secteur des hydrocarbures occupe une place centrale dans ce récit.

Selon lui, la compagnie pétrolière nationale émiratie doit beaucoup à cette expertise algérienne mobilisée au moment de sa structuration. Un capital humain exporté sans contrepartie, rappelé ici pour mesurer la distance parcourue depuis.

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Ce rappel sert aussi d’argument politique. Alger entend démontrer que la dégradation actuelle ne lui est pas imputable, et que la relation reposait à l’origine sur une logique de solidarité, non de calcul.

La souveraineté nationale, ligne rouge assumée par Tebboune

Le président a élargi son propos pour souligner que l’Algérie entretient des rapports apaisés avec le reste du monde. « Pourquoi n’avons-nous de problèmes avec aucun autre peuple au monde ? Aucun problème ! », a-t-il lancé. Une manière d’isoler le cas émirati.

Cette lecture rejoint la doctrine exposée dans le même entretien, lorsque le chef de l’État a détaillé les équilibres algériens entre Moscou, Washington et Pékin sans jamais choisir un camp. Partenariats multiples, contentieux aucun : la formule résume la méthode.

Sur le fond, la condition posée reste identique. Toute coopération avec Alger suppose le respect mutuel et l’application du droit international. En dehors de ce cadre, aucune discussion n’est envisageable, a-t-il fait comprendre.

La conclusion présidentielle a pris la forme d’un avertissement. « C’est de l’Algérie qu’il s’agit ! Je n’ai le droit de la brader ni à vous, ni à personne d’autre ! », a déclaré Abdelmadjid Tebboune devant les journalistes.

AA

Amina Aouadi

Journaliste – Analyse, économie et société

Amina Aouadi est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les analyses de l'actualité économique et les grands sujets de société.

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