Tebboune nomme deux nouveaux conseillers à la Présidence de la République

Deux décrets présidentiels signés le 18 octobre et parus dans la dernière livraison du Journal officiel viennent d’élargir le cercle rapproché du chef de l’État. Abdelmadjid Tebboune a désigné Mohamed Abdelouahab Rouiai comme conseiller auprès du président de la République, avec dans son périmètre les affaires spéciales et les enquêtes d’habilitation. Le second texte installe Mokhtar Lakhdari dans le fauteuil de conseiller chargé des questions juridiques et judiciaires.
Ces deux désignations touchent des missions rarement exposées au grand jour, mais déterminantes dans le fonctionnement quotidien de la Présidence. Elles s’inscrivent dans une séquence plus large de recompositions qui, depuis plusieurs mois, redessinent l’organigramme d’El Mouradia.
À LIRE AUSSI : L’APN approuve à son tour l’envoi d’unités militaires algériennes au Niger
La Présidence poursuit la recomposition de son équipe
Ces arrivées ne sont pas isolées. Au printemps dernier, le Journal officiel avait déjà acté la fin de fonctions de plusieurs conseillers et d’une chargée de mission à la Présidence, sur des dossiers aussi variés que les finances, les banques ou les affaires juridiques. Le cabinet présidentiel connaît donc un renouvellement régulier de ses profils.
Le passage par El Mouradia fonctionne aussi comme un tremplin. En septembre, Farid Kourtel, jusque-là conseiller aux affaires économiques, a été promu à la tête du ministère de l’Industrie lors d’un ajustement gouvernemental. Universitaire et économiste, il illustre cette logique de sélection par la Présidence avant projection vers l’exécutif.
Le profil des conseillers compte donc autant que la fonction elle-même. Chaque nomination reflète une priorité du moment : économie, sécurité juridique, suivi des dossiers réservés. Le dernier décret ne déroge pas à cette grille de lecture.
À LIRE AUSSI : Industrie, mines, énergie : le grand plan Algérie-Tchéquie dévoilé
Un mouvement institutionnel qui dépasse le cabinet présidentiel
L’exécutif a connu d’autres ajustements notables à l’automne. Mi-octobre, le chef de l’État a remanié le département de l’Intérieur et désigné un nouveau directeur de cabinet, avec le retour de Brahim Merad au rang de ministre d’État et la séparation des Transports du portefeuille initial.
L’administration territoriale avait été concernée un peu plus tôt. En septembre, un large mouvement dans le corps des walis et des secrétaires généraux avait redistribué les responsabilités dans une dizaine de wilayas, dont plusieurs issues du dernier découpage administratif.
À LIRE AUSSI : Ils jettent des produits alimentaires pour créer la pénurie ? La justice ouvre une enquête








