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Tebboune reçoit le Haut Conseil de la communauté scientifique à l’étranger

Tebboune reçoit le Haut Conseil de la communauté scientifique à l’étranger
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Le chef de l’État a consacré sa journée de dimanche aux cerveaux algériens installés hors des frontières. Tebboune a en effet reçu les membres du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger.

Une audience confirmée dans la foulée par un communiqué de la présidence de la République. Autour du président, un aréopage de ministres et de hauts cadres de l’État, signe que ce rendez-vous dépassait la simple courtoisie protocolaire.

Une délégation ministérielle au format inhabituel autour de Tebboune

La composition de l’assistance frappe d’emblée. Ibrahim Merad, ministre d’État chargé de l’Inspection générale des services de l’État et des collectivités locales, figurait parmi les présents. À ses côtés, le général de corps d’armée Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP, avait également fait le déplacement.

L’enseignement supérieur était naturellement représenté par Kamel Baddari, cheville ouvrière du dispositif depuis son lancement. Le portefeuille de la Santé, confié à Mohamed Seghir Aït Messaoudène, complétait cette première série de présences. Une telle concentration de responsables témoigne du caractère transversal du dossier traité.

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Santé, pharmacie et savoir : les secteurs ciblés par la diaspora scientifique

Wassim Kouidri, en charge de l’Industrie pharmaceutique, assistait lui aussi aux échanges. Même chose pour Noureddine Ouadah, dont le département couvre l’économie de la connaissance, les start-up et les micro-entreprises. Deux secteurs où le transfert de savoir-faire depuis l’étranger constitue un levier immédiat.

La présidence était par ailleurs représentée par Nasreddine Bentifour, conseiller du chef de l’État pour l’Éducation, l’Enseignement supérieur, la Formation professionnelle et la Culture. Sofiane Chaïb, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la communauté nationale à l’étranger, fermait cette délégation. Une présence logique, tant le lien entre l’expatriation et la politique étrangère structure ce chantier.

Ce choix de portefeuilles n’a rien d’aléatoire. Il traduit une lecture précise des domaines où les compétences algériennes établies hors du pays peuvent peser rapidement. Le président avait d’ailleurs clairement indiqué, en juillet dernier, que les plus hautes responsabilités de l’État restaient ouvertes aux membres de la diaspora, à condition de justifier d’une expérience et d’une efficacité avérées.

Un Haut Conseil né d’une longue maturation institutionnelle

L’instance reçue dimanche n’est pas une création improvisée. Sa réunion constitutive s’était tenue fin juin au pôle scientifique et technologique Chahid Abdelhafid Ihaddadene de Sidi Abdallah, un moment fort qui avait vu des sommités mondiales d’origine algérienne s’engager dans un projet commun au service du pays.

Le cadre juridique est venu ensuite. Le décret présidentiel n° 26-293 du 7 septembre 2026 a officialisé l’existence du conseil et fixé ses attributions. Sa séance de travail inaugurale s’est déroulée le 26 septembre à l’hôtel El Aurassi, à Alger. Kamel Baddari y avait insisté sur la rupture opérée : les relations avec l’élite intellectuelle expatriée sortent enfin du registre informel et ponctuel.

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La recherche scientifique érigée en acte de souveraineté

Derrière cette mobilisation se dessine un horizon précis : hisser l’Algérie au rang de pays émergent à l’échéance 2027. Le gouvernement mise sur la diversité des profils de sa diaspora scientifique pour y parvenir, notamment dans les technologies avancées et l’intelligence artificielle. Les missions de ce Haut Conseil, telles que définies par décret, couvrent aussi bien le conseil stratégique que le transfert technologique.

Cette orientation prolonge un discours constant du chef de l’État. En avril dernier, lors de la Journée du Savoir, il qualifiait déjà la production de connaissances d’« acte de souveraineté », un message délivré à l’occasion de la remise du Prix du chercheur innovateur à Sidi Abdellah. L’idée : cesser de consommer la technologie importée pour la concevoir localement.

Reste désormais la phase la plus délicate, celle de la traduction concrète. Inverser durablement la fuite des cerveaux suppose des projets identifiés, des financements et des passerelles administratives fluides. L’audience de dimanche marque, à tout le moins, la volonté politique d’y consacrer les moyens.

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AH

Amel Hamana

Journaliste – Actualité nationale et société

Amel Hamana couvre l'actualité nationale, les sujets de société et les faits divers pour Algerie360.

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