L’Algérie franchit une nouvelle étape majeure dans sa stratégie d’expansion énergétique. Par décret présidentiel, l’État vient d’approuver un contrat d’hydrocarbures d’une valeur de 5,4 milliards de dollars entre le géant national Sonatrach et la société saoudienne « Meddad Energy ».
Ce projet d’envergure, situé dans le périmètre de « Illizi Sud », confirme l’attractivité croissante du secteur minier algérien et la volonté d’Alger de doper ses capacités de production pour répondre à la demande mondiale.
Comment la nouvelle loi sur les hydrocarbures sécurise ce contrat de 5,4 milliards $ ?
Le décret présidentiel n° 26-113, daté du 8 mars 2026 et publié dans le dernier numéro du Journal Officiel (n° 20), entérine l’accord signé initialement le 13 octobre 2025. Cet engagement s’inscrit dans le cadre de la loi 19-13 régissant les activités d’hydrocarbures, conçue pour encourager les partenariats internationaux.
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L’investissement, quasi intégralement porté par le partenaire saoudien Meddad Energy North Africa B.V, se décompose comme suit :
- Investissement total : 5,4 milliards de dollars.
- Phase d’exploration : 288 millions de dollars dédiés à la recherche et au forage.
- Durée du contrat : 30 ans (avec une extension possible de 10 ans).
- Période de recherche : 7 ans.

Gaz et pétrole : Ce que va rapporter le projet d’Illizi Sud à l’économie algérienne
L’exploitation de la zone d’Illizi Sud promet de transformer le paysage énergétique du Sud algérien. Selon les termes de l’accord validé par le PDG de Sonatrach, et son homologue de Meddad Energy, les prévisions de rendement sont ambitieuses :
Le volume total de production estimé sur la durée du contrat s’élève à 993 millions de barils équivalent pétrole (BEP).
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Le détail des ressources attendues souligne la diversité du gisement :
- Gaz naturel : 125 milliards de mètres cubes destinés à la commercialisation.
- Liquides : 204 millions de barils au total.
- Dont 103 millions de barils de GPL (Gaz de Pétrole Liquéfié).
- Dont 101 millions de barils de condensat.
Ce partenariat stratégique illustre la montée en puissance des investissements arabes dans le secteur de l’énergie en Algérie et renforce la position du pays comme pilier de la sécurité énergétique régionale.
