Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vient de fixer le nouveau cap pour la progression pédagogique et l’obtention des diplômes de Licence et de Master. Portée par l’arrêté ministériel n°1165 du 4 octobre 2025, cette réglementation redéfinit rigoureusement l’usage des crédits capitalisables.
En officialisant les nouvelles modalités de transition et de diplomation au sein du système LMD (Licence-Master-Doctorat), la tutelle impose un cadre strict visant à rehausser la valeur des parchemins académiques. Désormais, le décompte des crédits devient l’unique juge de la trajectoire de l’étudiant.
Licence : Entre fluidité classique et rigueur des « dettes »
Pour franchir le cap de la première à la deuxième année de Licence, le parcours sans faute exige la validation de la totalité des 60 crédits réglementaires. Toutefois, le ministère maintient une soupape de sécurité baptisée « progression avec dettes » : un minimum de 30 crédits cumulés est requis, à la condition expresse d’avoir validé au moins 10 crédits dans chaque semestre.
L’accès à la troisième année (L3), ultime étape du premier cycle, se corse sensiblement. Si le passage ordinaire réclame un capital de 120 crédits, la transition conditionnelle exige quant à elle un plancher de 90 crédits.
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Le texte introduit ici une subtilité majeure : l’étudiant doit impérativement avoir validé 60 crédits sur l’une des deux années précédentes, tout en ayant parachevé l’ensemble des unités d’enseignement dites « fondamentales » de l’autre année.
Master : Le niveau supérieur ne tolère aucun faux pas
Le second cycle universitaire, plus sélectif, obéit à une logique similaire mais plus resserrée. Pour transiter du Master 1 au Master 2, le plein succès se chiffre à 60 crédits. Les étudiants en difficulté pourront être admis à poursuivre avec des dettes s’ils justifient d’un plancher de 45 crédits, couplé à la validation intégrale des unités d’enseignement fondamentales.
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Néanmoins, la grande nouveauté qui fait grincer des dents dans les couloirs des facultés concerne la compensation. Le législateur a tranché de manière catégorique : toute forme de compensation entre le troisième et le quatrième semestre du cycle de Master est strictement abolie. Une décision qui force les étudiants à s’investir de manière égale et autonome sur chaque bloc pédagogique.
Le verdict de la diplomation : Tolérance zéro pour les dettes
Le précieux sésame de fin de cycle ne sera délivré qu’à ceux ayant validé l’intégralité du parcours. Le texte consacre le seuil absolu de 180 crédits pour décrocher la Licence, et de 120 crédits pour le Master.
Le couperet ministériel est sans équivoque : l’obtention du diplôme est formellement interdite pour tout étudiant traînant une quelconque dette pédagogique, quand bien même le total général des points semblerait flatteur.

