Un appel à une grève cyclique s’annonce dans le secteur de l’éducation nationale, en ce début du troisième trimestre de l’année scolaire 2010-2011. C’est du moins ce qui a été annoncé, le week-end dernier, lors d’un point de presse tenu conjointement par les deux syndicats du secteur : Cnapest et Unpef, qui ont appelé à un arrêt de travail à partir du 25 avril du mois courant.
Soutenue par le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique qui ont rejoint le mouvement, cette grève cyclique de trois jours renouvelable, selon les représentants des trois syndicats.
Tout en s’interrogeant sur « les tergiversations et les raisons qui font que la tutelle tarde toujours à prendre en charge de la manière la plus concrète le dossier des œuvres sociales du secteur, le représentant du Cnapest propose la mise en place d’une commission mixte et indépendante pour la gestion de ce dossier.
Pour ce qui est du statut particulier des enseignants, les syndicalistes remettent en cause les modalités actuelles définissant le passage des enseignants de la catégorie 13 à la 14, en proposant à la tutelle de prendre en considération l’expérience de ces derniers. «Les enseignants ayant un capital d’expérience de 10 ans devraient passer à la catégorie 14 sans condition ni concours, souligne le coordinateur du Snapest.
Sur un autre plan, les représentants du Snapest, déplorent la politique, de deux poids, deux mesures concernant la classification des fonctionnaires sur la grille des salaires.
Le même syndicat désapprouve l’engloutissement des dernières augmentations par l’inflation galopante incontrôlée.
Pour sa part, le représentant de l’Unpef s’étalera sur les innombrables motifs ayant poussé les syndicats à se tourner vers la contestation, à ce moment précis de l’année et pas avant. “Nos revendications sont purement socio pédagogiques. le secteur de l’éducation a été victime de deux injustices : la première concerne le statut particulier et la seconde a trait au régime indemnitaire”, a déclaré Sadek Dziri.
L’orateur explique que “l’éducation nationale a été le premier secteur dont les textes portant statut et régime indemnitaire ont été élaborés. Mais le premier constitue toujours un cobaye”.
Selon lui, l’élaboration des mêmes textes pour les autres secteurs “nous a fait découvrir que les nôtres sont les plus mauvais. Les autres secteurs, notamment ceux considérés comme étant prioritaires dans l’article 3 de la fonction publique, ont été sur tous les plans les mieux servis”. C’est cela qui a incité les syndicats de l’éducation à réclamer leurs droits légitimes.
Abordant les revendications des enseignants, les deux orateurs expliqueront que celles-ci sont nombreuses, mais ce qui a déclenché cette nouvelle grève “ce sont les dossiers que nous jugeons importants pour l’heure, à savoir le statut particulier et le régime indemnitaire”.
Les syndicats revendiquent, dans ce cadre, la révision pure et simple des deux textes en vue de combler leurs nombreuses lacunes.
Ils citeront principalement l’octroi des différentes primes, la promotion, l’intégration et l’avancement dans la carrière. “le représentant de l’Unpef insiste sur la contestation des syndicats quant à la suppression des deux corps : celui d’inspecteur pédagogique et de directeur d’établissement. Ils sont remplacés par un titre insignifiant à savoir enseignant principal avec quelques points indiciaires de plus et une stagnation dans une seule catégorie”.
S. SOFI
