Suzanne au pays des merveilles : 365 dégâts octets

Suzanne au pays des merveilles : 365 dégâts  octets

Lorsque je vois les querelles entre Saâdane et Djebbour, Loungar et Ghrib, Hannachi et toute la Kabylie, Kerbadj et tout El Harrach etc., je me dis que ces gens ne se rendent pas compte du mal qu’ils sont en train d’emmagasiner dans leurs cœurs.

Des aboiements à longueur d’années ça fatigueraient même les toutous les plus enragés. Mais pas nos aboyeurs professionnels, qui redémarrent tous les matins avec un disque de plus en plus dur, de plus en plus spacieux qui atteindrait facilement les 365 dégâts octets… par an. J’ai essayé de me mettre dans la tête de ces gens hier au réveil, je vous jure que je me suis sentie comme un ordinateur «virusé» de partout. J’avais comme l’impression d’avoir subi une attaque émanant d’un redoutable hacker. Je sentais dans ma tête les sabots d’un cheval de Troie qui défilait dans tous les sens. Mais bizarrement, sa tête ressemblait plus à celle d’un chien. Un chien de Troie ? Il y avait sans doute erreur, me dis-je. Sauf que chez ces aboyeurs, tout leur paraît normal de dormir le soir, en réfléchissant à la manière avec laquelle ils vont gérer les disputes du lendemain. Ils ne se fatiguent jamais. Ah, les pauvres ! Si au moins ils pouvaient s’inspirer du regretté M’hamed Talbi, enterré hier et qui, pendant les années de combat contre sa maladie, priait le Tout-Puissant pour que ses ennemis d’hier viennent lui rendre visite afin de s’accorder mutuellement un sincère pardon. Malheureusement pour eux, il y en a qui ne sont pas allés le voir… Heureux qui, comme Talbi donc, a su écouter et appliquer les paroles d’Allah et celles de Son Prophète (saw). «Fais suivre la mauvaise action par une bonne qui l’effacera». Voilà ce qu’on doit tous faire avant qu’il ne soit trop tard.