La décision relative au nouveau mode de gestion des œuvres sociales sera connue avant le 30 avril prochain. Des commissions mixtes ont été installées pour solutionner les autres doléances du secteur.
Contrairement aux autres départements qui ont préféré le mutisme et la fuite en avant comme seule réponse à la contestation sociale, le ministère de l’Éducation, qui a toujours opté pour le dialogue, compte le maintenir.
À peine le préavis de grève du Cnapest et de l’Unpef déposé, que le département de Benbouzid a réagi pour trouver un compromis. Résultat : le ministre a réussi à écarter la paralysie des établissements scolaires et à gagner la confiance des syndicats. Annoncée pour aujourd’hui, la grève des enseignants qui devait s’étaler sur trois jours les 25, 26 et 27 avril, puis 2, 3 et 4 mai, n’aura pas lieu. Les deux syndicats, qui avaient appelé au débrayage, ont annoncé hier le gel de l’action. La raison ? Le ministre de l’Éducation nationale s’est engagé lui-même à œuvrer pour satisfaire la plate-forme de revendications des syndicats puisqu’il faut le dire certaines doléances ne relèvent pas directement de son département.
Première satisfaction ayant poussé à ce revirement de situation, le ministre s’est engagé à annoncer la décision relative au nouveau mode de gestion des œuvres sociales avant le 30 avril. “Pour nous, ce sera une date test. Si cet engagement est concrétisé, on pourra dire que la confiance que de nombreux membres ont remis en cause est désormais rétablie”, nous dit Boudiba. Les responsables syndicaux semblent très optimistes et confiants de la nouvelle tournure que les rapports avec la tutelle ont pris ces derniers jours. Le ministre s’est même engagé à plaider les revendications qui ne dépendent pas directement de lui. C’est dans ce sens que des commissions mixtes ont été installées pour examiner le reste des doléances.
C’est le cas pour le dossier du régime indemnitaire, le logement et le statut particulier. “Pour le régime indemnitaire, une étude comparative avec les autres secteurs sera faite et les insuffisances seront prises en compte. Idem pour le statut particulier dont les propositions finales seront transmises par le MEN au département concerné”, note Boudiba. Et d’ajouter que pour le dossier de la médecine du travail “des postes aménagés seront ouverts comme premier pas et le reste suivra. Concernant le logement, des propositions seront également faites pour permettre aux enseignants de bénéficier des différentes formules d’accès aux logements”.
La satisfaction de tous ces dossiers pourrait probablement prendre du temps, espérons seulement que les syndicats optent pour la patience et non la pression qui peut déboucher sur des insuffisances.