Succession de Petkovic : la FAF négocie avec Gustavo Poyet

La quête du futur patron technique des Verts vient de connaître un virage inattendu. Alors que les premières négociations n’ont rien donné de concret, un nom sud-américain circule désormais avec insistance dans les couloirs de la Fédération algérienne de football : Gustavo Poyet. L’ancien milieu de terrain uruguayen, aujourd’hui âgé de 58 ans, est en discussions avancées pour prendre en main la sélection nationale, selon les informations relayées par Foot Mercato et Onze Mondial.
Gustavo Poyet séduit par le projet de l’équipe d’Algérie
Le technicien uruguayen ne cache pas son intérêt. D’après la presse spécialisée, il verrait d’un très bon œil l’idée de s’installer sur le banc des Verts et les échanges avec l’instance fédérale progressent dans une atmosphère favorable. Selon Onze Mondial, Poyet est enthousiaste à l’idée d’entrainer l’équipe d’Algérie, lui qui est convoité par d’autres pays entre autres la Corée du Sud, l’Afrique du Sud ou encore, la Pologne, pour ne citer que ceux là.
Cette accélération intervient une quinzaine de jours après la séparation à l’amiable actée entre la FAF et Vladimir Petković, un accord négocié pour éviter à l’instance une facture salée. Depuis, la barre technique reste vacante et la pression monte à Sidi Moussa.
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Les premières pistes de la FAF ont buté sur l’argent
Avant d’en arriver là, la FAF a multiplié les contacts. L’Espagnol Félix Sánchez, l’Italien Walter Mazzarri et le Portugais Paulo Bento ont tous été approchés. Aucun de ces échanges n’a débouché sur un accord, la question salariale ayant systématiquement fait capoter les discussions. Les exigences financières se sont révélées bien supérieures à l’enveloppe prévue.
Ce blocage explique l’élargissement du champ de recherche. Début août, la Direction technique nationale avait pourtant transmis une liste restreinte de trois techniciens au président Walid Sadi, avec une nette préférence pour l’école ibérique. Cette short-list n’a finalement pas résisté à l’épreuve des chiffres.
Avant même le départ du Suisse, une solution locale avait tenu la corde. La candidature d’Anthar Yahia s’est toutefois refroidie au début du mois de juillet, freinée notamment par la situation contractuelle qui liait encore l’ancien sélectionneur à la fédération.
Un CV européen qui plaide pour le technicien uruguayen
Sur le papier, Poyet présente un parcours nourri. Formé à la rude école du championnat espagnol comme joueur, il a ensuite bâti une carrière d’entraîneur entre l’Angleterre, l’Espagne et la France. Il a pris les rênes du Betis Séville en 2016, puis des Girondins de Bordeaux deux ans plus tard, avant de vivre son expérience la plus aboutie sur un banc de sélection.
Entre 2022 et 2024, il a en effet dirigé la Grèce, retrouvant les codes très particuliers du football international : effectif limité aux dates FIFA, préparation compressée, gestion à distance des joueurs. Un capital d’expérience qui pèse dans la réflexion algérienne, à l’heure où le prochain sélectionneur devra reconstruire vite.
Le calendrier impose un choix rapide à la FAF
Le temps joue contre l’instance fédérale. Les échéances continentales approchent et un groupe privé de repères techniques trop longtemps risquerait de payer cher ce flottement. Chaque semaine sans sélectionneur complique la préparation des prochains rendez-vous.
La décision finale reviendra au président de la FAF. Si les discussions avec Poyet aboutissent, l’Algérie confierait sa sélection à un technicien sud-américain, une première dans l’histoire récente des Verts, longtemps habitués aux entraîneurs européens ou maghrébins.
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