La désillusion du Mondial 2026 n’est pas encore digérée que la guerre des noms fait déjà rage. Pendant que la FAF s’active en coulisses pour se séparer « à l’amiable » avec Vladimir Petkovic et éventuellement nommer son successeur, Hafid Derradji, commentateur sportif algérien à la chaine qatarie beIN Sports, a publié un message sans ambiguïté : le prochain sélectionneur de l’équipe d’Algérie ne peut pas être le fruit d’une décision bâclée.
« J’espère qu’on ne corrigera pas une erreur par une autre », écrit-il sur ses comptes sur les réseaux sociaux. Une formule courte, mais dont la portée dépasse largement le simple commentaire de circonstance.
Derradji exige un choix fondé sur la compétence, pas sur l’urgence
Diriger la sélection algérienne n’est pas une mission ordinaire. C’est le message central que Derradji adresse aux décideurs au sein de la première instance du football algérien. Selon lui, la prochaine nomination doit reposer sur trois piliers : la compétence, l’expérience, et la capacité réelle à conduire un groupe qui porte « les ambitions d’un peuple tout entier ».
Toute précipitation, prévient-il, aura des conséquences durables sur l’avenir du football algérien. Une mise en garde qui prend tout son sens au regard du contexte : la FAF, selon plusieurs sources, serait déjà en négociations avancées avec Anthar Yahia, à peine 48 heures après l’élimination face à la Suisse.
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Les Verts ont du talent, mais manquent d’une âme collective
Au-delà de la question du nom, Derradji pointe un mal plus profond. Les joueurs algériens possèdent un potentiel indéniable, reconnaît-il. Ce qui leur fait défaut, c’est quelqu’un capable de croire en eux, de les structurer, et surtout de leur insuffler « l’esprit et la personnalité » nécessaires pour gagner dans les moments décisifs.
Ce constat résonne avec les images du match contre la Nati. Une équipe qui a subi, qui a manqué de tranchant offensif, et dont les choix tactiques défensifs de Petkovic ont été largement critiqués. Le futur sélectionneur devra donc être bien plus qu’un gestionnaire de groupe. Il devra être un bâtisseur d’identité. La tâche est immense. Mais Derradji refuse qu’elle soit confiée à la légère.
Ce qui marche ailleurs ne marche pas forcément ici
C’est peut-être l’avertissement le plus ciblé du message de Derradji. « Le succès des expériences des autres ne signifie pas nécessairement qu’elles réussiront chez nous », écrit-il. Chaque sélection a ses spécificités. Chaque environnement footballistique a ses propres exigences.
Certes, le commentateur de beIN Sports n’a cité personne. Mais on peut comprendre entre les lignes qu’il fait allusion à Anthar Yahia, qui tient la corde pour succéder à Petkovic.
Le message est clair : importer un modèle qui brille sous d’autres cieux ne garantit rien. L’Algérie a ses codes, sa culture footballistique, ses attentes particulières.
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