Saâdane : "Pas de groupe facile"

vendredi 4 décembre 2009 à 17:42
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article-9193-saadane15112009-2.jpgAprès 24 ans d’absence, l’Algérie se prépare à faire son grand retour en Coupe du Monde de la FIFA. Clin d’oeil du destin, Rabah Saâdane occupait déjà les fonctions de sélectionneur national lors de la dernière apparition des Fennecs sur la scène mondiale, à Mexique 1986.

FIFA.com s’est entretenu avec le tacticien algérien, qui se trouve actuellement au Cap pour représenter son pays lors du Tirage au sort final du 4 décembre prochain. Il évoque ses espoirs pour le premier tour de la compétition et les ambitions de son équipe.

L’Algérie n’avait plus participé à la Coupe du Monde de la FIFA depuis 24 ans. Quelle était l’ambiance dans votre pays au moment de la qualification pour Afrique du Sud 2010 ?
Ce retour sur le devant de la scène après une longue traversée du désert d’un quart de siècle est incroyable. Le pays a été traversé par une vague de bonheur et d’optimisme, avant même notre qualification. Depuis le début du troisième tour préliminaire, on sent qu’il se passe quelque chose. Cet enthousiasme est dû en grande partie à nos excellents résultats. En tout cas, les choses ont bien changé depuis notre dernière participation. Aujourd’hui, les médias sont partout : désormais, même les personnes qui vivent à l’écart, dans de petits villages, peuvent suivre notre parcours à la loupe et partager notre joie. En outre, l’Algérie a connu des moments difficiles au cours des dix dernières années, aussi bien économiquement que politiquement. Je crois que nos compatriotes cherchaient une bonne raison de faire la fête.

L’Algérie est la seule équipe africaine à avoir dû en passer par un match de barrage pour obtenir son billet pour l’Afrique du Sud. Comment avez-vous vécu cet évènement particulier ?
Cela montre que notre poule était très équilibrée. La rivalité avec l’Egypte a été intense jusqu’au bout. Les deux équipes ont eu beaucoup de mal à se départager et, jusqu’au dernier moment, toutes deux auraient pu prétendre à la qualification. On ne voit pas ça tous les jours.

Qu’attendez-vous du Tirage au sort final ? Y a-t-il certaines équipes que vous préféreriez éviter ?
Je n’y pense pas vraiment. C’est déjà fantastique d’être présent sur la ligne de départ. J’ai jeté un coup d’œil aux équipes qui figurent dans les différents chapeaux et toutes sont très fortes. Dans le troisième chapeau, on retrouve des formations comme la France, le Portugal ou la Serbie. Certaines personnes pensent que la Nouvelle-Zélande est l’équipe la plus faible du plateau, mais je ne suis pas d’accord. Il n’y a pas de petites équipes à ce niveau. C’est également valable pour le deuxième chapeau. Le football asiatique a beaucoup progressé ces dernières années. Je pense vraiment que les groupes seront bien équilibrés. Tout ce que nous pouvons faire, c’est de nous assurer que nous serons prêts le moment venu.

Quel effet cela fait-il de retrouver le Tirage au sort final, 25 ans plus tard ? Les choses ont-elles changé ?
Oui, beaucoup. A l’époque, il n’y avait que 24 équipes en lice et nous étions tombés dans un groupe très relevé. Je me souviens que, quelques jours avant le tirage au sort à Guadalajara en 1985, j’avais dit à des amis sur le ton de la plaisanterie que je voulais jouer contre le Brésil. Nous nous sommes retrouvés face au Brésil, à l’Espagne et à l’Irlande du Nord. Malgré tout, nous ne nous en étions pas si mal tirés : le Brésil avait peiné pour nous battre 1:0.

Que pensez-vous de la ville du Cap ?
C’est une superbe cité et je m’attends à vivre une magnifique Coupe du Monde. D’après ce que j’ai pu voir, l’organisation sera parfaite. Je pense donc que le tournoi sera une franche réussite.

Avez-vous visité d’autres sites de la Coupe du Monde de la FIFA ? Certaines villes ou certains stades ont-ils votre préférence ?
Pour le moment, tout porte à croire que nous jouerons à chaque fois dans un stade différent. Je me suis donc rendu sur tous les sites afin de choisir notre camp de base. Ce n’est jamais facile de jouer en altitude, c’est pourquoi je préfèrerais évoluer à Durban, Johannesburg ou Pretoria, dans l’idéal.

Que peut-on attendre de l’Algérie dans cette Coupe du Monde de la FIFA 2010 ?
Nous serons présents en tant que représentants de l’Afrique et de l’ensemble du monde arabe. Nous ne nous attendions pas à être le seul pays arabe présent en phase finale, mais c’est une source de motivation supplémentaire. Nous voulons faire honneur à notre culture, sur le terrain comme en dehors. Cela va certainement pousser nos joueurs à donner le meilleur d’eux-mêmes à chaque sortie. De notre côté, nous veillerons à ce qu’ils soient parfaitement préparés.

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