Les déclarations du docteur Amer Al Shobaki ont suscité une vive controverse ces derniers jours dans le monde arabe. Se présentant comme un spécialiste des questions énergétiques, l’expert jordanien a affirmé que l’Algérie aurait adopté une approche différenciée dans la gestion de ses exportations de gaz, en privilégiant certains pays au détriment d’autres.
Ces propos, largement relayés sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias, ont rapidement alimenté le débat, notamment sur la nature des relations énergétiques entre les pays de la région.
L’Algérie accusée de privilégier l’Égypte
Selon Amer Al Shobaki, l’Algérie aurait répondu favorablement aux sollicitations de Égypte en fournissant des cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL). Ces livraisons auraient permis au Caire de compenser le déficit énergétique causé par l’interruption de certaines sources d’approvisionnement.
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L’expert affirme que cette réactivité témoigne de la capacité de l’Algérie à intervenir rapidement pour soutenir ses partenaires en cas de crise énergétique. Toutefois, cette aide ciblée soulève des interrogations quant aux critères qui guident ces décisions.
Une absence de soutien dénoncée par la Jordanie
Dans ses déclarations, Amer Al Shobaki soutient que la Jordanie n’a pas bénéficié du même traitement. Selon lui, malgré une situation similaire marquée par une interruption des approvisionnements en gaz, aucune aide comparable n’aurait été accordée à Amman.
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Il va plus loin en affirmant que l’Algérie aurait refusé de répondre aux besoins énergétiques de la Jordanie, tout en maintenant son soutien à l’Égypte. Une affirmation qui a rapidement suscité des réactions contrastées, certains y voyant une lecture partielle des réalités géopolitiques, d’autres dénonçant un manque de solidarité régionale.
Des enjeux énergétiques et diplomatiques sensibles
Cette polémique met en lumière la complexité des relations énergétiques entre les pays arabes, où les décisions d’exportation ne reposent pas uniquement sur des considérations techniques, mais aussi sur des facteurs économiques, contractuels et diplomatiques.
L’Algérie, en tant que l’un des principaux exportateurs de gaz en Afrique, gère ses engagements selon des accords précis avec ses partenaires. Les priorités peuvent ainsi varier en fonction des contrats en cours, des capacités de production et des impératifs stratégiques.
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Dans ce contexte, les déclarations de Amer Al Shobaki relancent le débat sur la transparence et l’équité dans la répartition des ressources énergétiques en période de crise.
Silence officiel et attentes de clarifications
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des autorités algériennes concernant ces accusations. Ce silence laisse place aux spéculations et aux interprétations, dans un climat où les questions énergétiques sont de plus en plus sensibles.
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De nombreux observateurs estiment qu’une clarification pourrait contribuer à apaiser les tensions et à rétablir les faits. En attendant, cette affaire illustre une nouvelle fois l’importance stratégique du gaz dans les relations internationales, particulièrement dans une région où les équilibres énergétiques restent fragiles.
